Europe : le scandale de l’amalgame dentaire au mercure
Amalgame sur la sellette
Dans le cadre de sa stratégie contre le mercure, l’Europe met en œuvre depuis 2005 des mesures destinées à réduire l’exposition des populations à ce redoutable polluant. La question de l’amalgame dentaire, produit d’obturation composé pour moitié de mercure et première source d’exposition à ce toxique, devait donc se poser tôt ou tard. Pour la résoudre, le parlement européen a fait appel à deux comités chargé pour l’un, baptisé SCHER, d’évaluer l’impact environnemental et pour l’autre, le SCENIHR, les risques de santé.
Verdict du comité européen
Dans le pré-rapport rendu public (uniquement en langue anglaise !), le SCENIHR, comité pour l’évaluation des risques pour la santé émergents et nouvellement identifiés, contre toute attente, innocente purement et simplement l’amalgame. Bien qu’il reconnaisse que le mercure est “l’élément métallique majoritaire” entrant dans la composition de l’amalgame dentaire, le rapport, loin d’accabler le plombage s’en fait au contraire le défenseur.
Rapport qui pose questions
Comment le comité européen peut-il exempter l’amalgame de tout effet nocif sur la santé, alors que de nombreux travaux attestent de sa toxicité pour la santé humaine ? Comment se fait-il que la bibliographie sur laquelle le comité s’appuie pour étayer ses conclusions ait écarté toutes les études à charge pour l’amalgame dentaire ? Cela aurait-il un rapport avec le fait que la moitié des experts de ce comité sont des dentistes et qu’aucun toxicologue n’a été invité à participer aux débats ?
En un mot, ce rapport est-il partial, comme l’affirme une ONG luxembourgeoise qui se bat pour en obtenir la révision ?
En savoir plus : site Holodent
Estelle Vereeck, auteur du Pratikadent, dictionnaire holistique des atteintes dentaires et de la biocompatibilité des soins
Le livre qui dit tout sur les toxiques employés en dentisterie
Publié le 13 septembre 2008 dans la catégorie Actualité.
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