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Décodage dentaire de la fracture

Hasard ou bien…

La fracture d’une dent interpelle par sa violence et son caractère inattendu. Pour autant, peut-on lui attribuer un sens autre que celui de la malchance ?
Beaucoup s’en tiennent aux circonstances extérieures pour se dispenser d’aller voir ce qui se cache derrière l’accident, à la fois aussi banal que destructeur. “Je n’ai pas fait exprès de me prendre les pieds dans le tapis ou de glisser sur ce journal qui traînait sur le trottoir” disent-ils, estimant que la maladresse, l’inattention ou un fâcheux concours de circonstances peut tout expliquer.

Pourtant, il n’y a pas de hasard à se fracturer une dent en particulier. La chute n’entraîne pas nécessairement la fracture d’une, voire plusieurs dents. On peut tomber et ne rien se casser. Il se peut aussi qu’un bras ou une jambe, plutôt que les dents, fasse les frais d’une mauvaise chute.

Fracture du dedans

La fracture d’une dent est l’expression d’une violence, non seulement physique mais aussi psychique, qui s’exprime dans un contexte bien particulier. La fracture de dent est la fracture du dedans. La partie de soi que la dent représente vole soudain en éclats, anéantie par un choc psychologique d’une brutalité inouïe. L’extrême violence associée à la fracture fait qu’on a justement du mal à accepter de la voir en face et qu’on préfère se focaliser sur les causes physiques qui l’ont provoquée.

Exemple de la dent du Rayonnement

Située à l’avant de l’arcade et de ce fait très exposée aux chocs, l’incisive centrale du haut est la dent la plus fréquemment fracturée. Le langage des dents nous apprend que l’incisive centrale est la dent du rayonnement, une dent hautement signifiante en terme d’image de soi et d’identité. Lorsque la dent du rayonnement est fracturée, c’est donc l’image de soi qui vole en éclats. Autant dire que l’épreuve est rude et son sens extrêmement important.

Exemple d’Alexis

C’est par exemple le cas pour Alexis qui se fracture les deux incisives en trébuchant malencontreusement juste au moment où il sort d’une réunion de travail qui s’est très mal passée. Alexis dont le projet vient d’être refusé publiquement par sa direction a le sentiment d’en avoir pris plein les dents, “une grosse claque” dira-t-il plus tard. La fracture traduit le sentiment de dévalorisation et d’anéantissement d’Alexis suite au rejet de son projet par sa direction.

Des cas comme celui d’Alexis sont fréquents et le coup dur qui anéantit la personne peut prendre diverses formes: déception amoureuse, humiliation vécue au travail, à l’école, sentiment brutal d’être éconduit, rejeté alors qu’on se s’y attendait pas, etc.

Fracture chez l’enfant

Pour autant, on est bien loin par cet exemple d’avoir fait le tour du sens de la fracture. Chez l’enfant, la fracture revêt le sens d’un appel à l’aide par rapport au(x) parent(s). Voir à ce sujet l’exemple décodé sur le site Holodent: Yveline, Cergy : décodage de la fracture d’une incisive centrale du haut.

Sens dent par dent

Le décodage doit impérativement prendre en compte la dent fracturée. Le sens de la fracture d’une incisive du haut ou dent du rayonnement est différent de celui de son homologue du bas, la dent du commencement. Le décodage de la fracture d’une dent doit d’abord tenir compte du sens de la dent atteinte. Ainsi, la fracture de la dent du discernement (seconde prémolaire supérieure) est intimement liée au choix et au libre-arbitre qui sont l’essence même de cette dent.

Ainsi comprise, la fracture n’est plus un anéantissement mais devient un outil d’évolution. En comprenant le sens de l’épreuve que représente la fracture, il est possible de se reconstruire, non seulement physiquement mais aussi intérieurement. Cette reconstruction intérieure est garante de la pérennité de la restauration dentaire suite à la fracture.
Pour en savoir plus à travers de nombreux exemples : Langage des dents, l’essentiel, manuel pratique de décodage dentaire.

Pour connaître très précisément le sens de la fracture dent par dent: le Dictionnaire du langage de vos dents, l’ouvrage de référence le plus complet existant à ce jour qui donne les clés du langage des dents, base du décodage dentaire.

Note: ces deux ouvrages sont complémentaires et donnent toutes les informations utiles en décodage dentaire.

Épreuves du BAC : gare au réveil des dents de sagesse !

Les épreuves du baccalauréat coïncident avec une recrudescence de poussées inflammatoires des dents de sagesse. C’est le classique accident d’éruption de la dent de sagesse : la gencive autour de la dent s’enflamme, la joue gonfle et on a du mal à ouvrir la bouche. Est-ce un hasard si ces accidents d’éruption se multiplient à l’approche des examens ? Bien évidemment non.

Quel sens le décodage dentaire lui attribue-t-il ?

Le BAC est un diplôme dont la valeur symbolique est forte. Il sanctionne la fin d’un cycle d’étude et marque le passage de l’adolescence à l’âge adulte. C’est un véritable rite de passage, le seul peut-être qui existe encore dans nos sociétés modernes. Avant le BAC, on est un adolescent dépendant et assisté par les parents. Après le BAC, on accède au statut d’étudiant, on devient plus autonome, obligé de se prendre en charge quand on quitte la maison pour faire ses études dans une autre ville, voire dans un autre pays. Le Bac marque donc l’entrée dans un nouveau monde et sanctionne le début d’une nouvelle vie.

La dent de l’autonomie

La dent de sagesse est précisément la dent de l’autonomie. Son éruption marque le passage entre adolescence et âge adulte. Rien d’étonnant donc que les jeunes adultes qui redoutent ce passage le manifestent par une poussée douloureuse de la dent de sagesse. “Que vais-je trouver dans ma nouvelle vie, serais-je capable de me faire ma place, de me débrouiller seul ? ” sont les questions angoissantes présentes derrière un accident d’éruption de la dent de sagesse. Sa position dans la mâchoire (inclinée, versée ou même couchée vers l’avant ou vers l’arrière) donne de précieuses informations sur les croyances engrammées dans l’enfance et la petite enfance. On lira à ce sujet le décodage de la dent de sagesse sur le site Holodent.

Que faire en cas d’accident d’éruption de la dent de sagesse ?

Parallèlement au traitement administré par le dentiste (généralement antibiotiques et anti-inflammatoires), on veillera à comprendre le message, une sorte d’appel au secours, transmis par la dent et on s’efforcera de rassurer l’adolescent sur ses capacités en évitant surtout de le surprotéger. Contrairement aux idées reçues, un accident d’éruption n’implique pas obligatoirement d’extraire la dent de sagesse. Seule une radio permet de poser un diagnostic précis. En cas de doute, mieux vaut se donner du temps plutôt que se précipiter pour extraire. En effet, il faut se rappeler que les dents de sagesse peuvent rendre de précieux services et qu’elles parviennent à se mettre en bonne place chez 40% des jeunes adultes. Les cas précis (pas si fréquents) où l’extraction s’impose sont détaillés dans le Pratikadent à la rubrique Dent de sagesse (fiche du livre sur le site des éditions Luigi castelli).

Si la dent doit être extraite, en comprendre le sens permet de vivre l’acte en conscience (au lieu de le subir) et ainsi d’améliorer la cicatrisation en minorant les suites opératoires.

On trouvera de plus amples précisions sur le sens de cette dent si importante à travers des exemples dans Langage des dents, l’essentiel (fiche du livre sur le site des éditions Luigi castelli)

Décodage dentaire : mode d’emploi

Le décodage dentaire est l’application du langage des dents à son cas personnel.

Qui peut utiliser le langage des dents ?

Toute personne désireuse de se connaître, d’optimiser ses soins dentaires, de mieux comprendre et répondre aux besoins de ses enfants. La seule condition est de respecter la règle de confidentialité qui interdit de faire un décodage pour une personne qui ne serait pas demandeuse et de le faire en public.

Quels sont les pré-requis ?

Un pré-requis essentiel est de disposer d’un diagnostic valide. Ce point est important à souligner car beaucoup de personnes demandent un décodage alors qu’elles ignorent même le numéro de la dent en cause et son atteinte exacte. Pour le langage des dents, une première molaire n’a pas la même signification qu’une seconde molaire et le déchaussement ou parodontite n’a pas le même sens qu’un problème de rétraction de la gencive. Le langage des dents est si précis qu’il différencie le sens d’un abcès en fonction de la racine atteinte. Un diagnostic précis est donc indispensable.

Attention: il est bon de rappeler que ce diagnostic ne peut être établi que par un dentiste. Lui seul dispose des connaissances nécessaires à la lecture d’une radio et de l’expérience indispensable pour repérer les plus petits détails qui font toute la différence dans la qualité de l’interprétation. Pourquoi ? Une radio est la projection sur un plan (deux dimensions) de volumes anatomiques (trois dimensions). Le profane n’y voit qu’un entrelacs complexe de lignes, résultant de la superposition des différentes structures anatomiques. Pour cette raison, la lecture d’un panoramique est sujette à interprétation. Lire correctement une radio exige de connaître parfaitement l’anatomie des dents (nombre et forme des racines) et des mâchoires. Seul un dentiste peut le faire car il est le seul a les avoir étudiées dans l’espace.

Comment décoder un problème ?

Une fois le diagnostic établi par le dentiste, on se reporte au Dictionnaire du langage de vos dents à la rubrique de la dent atteinte (exemple: incisive centrale du haut à gauche ou dent 21) et à la rubrique du problème concerné (par exemple : abcès de la racine). Travailler à partir de ces deux entrées permet d’obtenir une réponse très précise. Dans l’exemple pris, il s’agit de la colère refoulée provoquée par le fait de n’avoir pas été reconnu à sa juste valeur par son père. Reste ensuite à mettre ces informations en perspective avec son vécu présent: quand l’abcès s’est-il déclaré, y-a-t-il eu un événement marquant juste avant en rapport avec un homme jouant un rôle de père ? Par exemple, au cours de ce travail de décodage, la personne peut prendre conscience que son abcès s’est déclaré immédiatement après que son patron lui ait fait une remarque vexante en public. Elle comprendra alors que l’événement a réactivé une vieille blessure d’humiliation vécue par rapport à son père. La suite du décodage consiste à entreprendre un travail de libération émotionnelle afin de vider son sac et d’optimiser le processus de régénération osseuse. Attention:le décodage ne dispense pas de faire soigner l’abcès par son dentiste.
Un exemple du processus de décodage et du résultat obtenu est décrit à partir d’un exemple vécu de gingivite au palais.

Établi à partir d’une radio panoramique dentaire, le diagnostic psycho-dentaire permet d’aller plus loin dans le décodage et de cerner avec précision la problématique globale d’une personne.