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La bouche, facteur de santé ou de maladie

Ce qui entre dans votre bouche vous construit ou vous détruit

Il n’y a pas que la nourriture entrant dans votre bouche qui soit déterminante pour votre santé. Il y a aussi ce qui y séjourne sous forme d’obturations, couronnes, bridges et autres soins dentaires. Quel est l’impact sur la santé de ces matériaux qui restent pendant des années, parfois à vie dans votre bouche ? La controverse sur l’amalgame dentaire ou plombage ne révèle qu’une partie du problème. Tous les matériaux qui séjournent en bouche, y compris l’or ou le titane des implants sont potentiellement toxiques et doivent pour cette raison être choisis avec un soin tout particulier.

Vigilance par rapport au choix des matériaux

Vous pouvez vous permettre de faire une erreur alimentaire car vous la corrigerez aisément avec des conséquences généralement réversibles. Vous ne pouvez pas en revanche vous permettre de faire un mauvais choix en matière de soins dentaires. Une couronne ou un bridge ne se démontent pas si facilement. Quant à l’implant, il est tout simplement impossible de le retirer, sauf à créer d’importantes pertes osseuses. Dès lors, il faut bien réfléchir avant de faire poser dans sa bouche une prothèse pour de longues années.

S’informer, une nécessité

Comment faire les bons choix ? Comment connaître les avantages et les inconvénients liés à tel ou tel type de soin ou de prothèse ? Le Pratikadent, dictionnaire holistique des atteintes dentaires et de la biocompatibilité des soins vous donne les clés pour être un acteur conscient de votre santé. Incluant la dimension psychosomatique, il vous accompagne lors de vos soins dentaires, répond aux questions que vous vous posez sur la fiabilité des matériaux et des nouvelles techniques comme les implants. Sans se substituer à l’avis et aux conseils du dentiste, il vous permet de lui poser les bonnes questions et de faire un choix éclairé.

Le Pratikadent: faire les bons choix dentaires aujourd’hui, c’est s’éviter demain bien des problèmes de santé.

Retrouvez de nombreux extraits sur la fiche détaillée du livre sur le site des éditions Luigi Castelli.

Faites une fleur à votre santé, informez-vous.

Quel avenir pour l’amalgame dentaire en Europe ?

Mercure sur la sellette

Depuis 2005, la Communauté européenne met en place une stratégie sur le mercure dans le but de réduire l’emploi de ce toxique pour la santé humaine et polluant majeur de l’environnement. Cette stratégie s’est déjà concrétisée par l’interdiction des thermomètres au mercure dont on connaît la dangerosité quand le mercure est répandu accidentellement par bris de l’instrument. Dans le domaine médical, les dentistes sont les plus gros utilisateurs de mercure qui leur sert à confectionner les fameux plombages ou amalgames dentaires, ainsi nommés parce qu’ils résultent de l’amalgamation à froid de quatre métaux (argent, cuivre, étain et zinc) grâce au mercure qui entre pour moitié dans la composition de l’alliage et joue le rôle de liant.

Traitement spécial pour le mercure dentaire

Pour autant, il n’était pas question de traiter les amalgames au mercure sur un pied d’égalité avec les autres dispositifs médicaux. S’il est facile de trouver d’autres solutions quand il s’agit d’un thermomètre, c’est moins évident en dentisterie où remplacer l’amalgame au mercure s’avère beaucoup plus délicat. Le cas de l’amalgame dentaire a donc été confié à deux comités scientifiques, chargés d’évaluer les bénéfices et les risques sanitaires liés à l’emploi du plombage au mercure en dentisterie, à partir d’une compilation de la littérature scientifique existante. L’un de ces deux comités, le SCENIHR (Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks), vient de rendre un pré-rapport rendu public mi-janvier 2008.

Verdict du comité scientifique européen

Il est extrêmement clair et tranche en faveur de l’amalgame dentaire. D’après le SCENIHR, l’amalgame serait un matériau sans risque pour la santé. Le rapport affirme en outre que l’amalgame dentaire “doit être considéré comme un matériau de choix“. Pour résumer, d’après ce rapport, il ne serait pas possible de se passer de l’amalgame au mercure car aucune des solutions alternatives existant actuellement ne serait satisfaisante et comporterait, elle aussi, des risques de toxicité.

Rapport partial ?

On peut s’interroger sur l’objectivité de ce rapport quand on sait que les quatre experts extérieurs consultés pour le rédiger sont tous des dentistes et que la profession reste majoritairement, par la voie de ses instances officielles, très attachée à ce matériau. Les dentistes souhaitent continuer d’employer l’amalgame essentiellement, on peut le craindre, pour des raisons de rentabilité (comme expliqué sur le site Holodent). C’est ainsi qu’ils posent chaque année quelques 15 tonnes de mercure dans la bouche des français. L’AKUT, une ONG luxembourgeoise qui milite en faveur de l’interdiction de l’amalgame dentaire, accuse le SCENIHR de partialité et d’avoir délibérément écarté les nombreuses études scientifiques démontrant la nocivité du plombage au mercure.

En savoir plus sur le rapport du SCENIHR et la pétition lancée par l’AKUT : site Holodent, la dentisterie holistique par Estelle Vereeck

Attention

Pas de dépose intempestive des amalgames dentaires qui libère des quantités importantes de mercure (vapeurs et particules). Pas de remplacement systématique par les résines ou composites qui sont, dans certaines conditions, nocives pour la pulpe (ou nerf) et trop fragiles pour remplacer une obturation volumineuse. Les précautions à prendre, le protocole de dépose, les solutions de remplacement sont détaillées dans le Pratikadent, dictionnaire holistique des atteintes dentaires et de la biocompatibilité des soins, aux rubriques : Plombage, Plombage-dangers, Plombage-dépose, ainsi que de nombreux conseils qui permettent de trouver un dentiste qui opère dans les règles de l’art.

Extraits de ces rubriques en consultation libre à partir de la page de présentation du Pratikadent (sur le site des éditions Luigi Castelli).

Extraire les dents dévitalisées ?

À lire certains articles qui prônent l’extraction systématique des dents dévitalisées, on se croirait revenu au Moyen Âge. Rappelons que pendant des siècles, l’extraction fut l’unique et mutilante réponse au mal de dent. Au départ sommaire, passage d’une aiguille chauffée au rouge dans le canal pour cautériser le nerf, la technique de dévitalisation s’est peu à peu sophistiquée. Les travaux de Lister et de Pasteur ont ouvert la voie à la désinfection des canaux par des formules liquides qui permirent de traiter et de conserver des dents jusqu’alors vouées à l’extraction. Aujourd’hui des techniques de pointe (ultra-sons, laser, condensation de gutta chaude) améliorent encore le pronostic des dents dévitalisées.

Primum non nocere

“D’abord ne pas nuire” est le principe absolu qui doit guider le dentiste, comme le médecin, dans son traitement. Face à une dent dévitalisée, la seule question à se poser est donc: vais-je améliorer ou dégrader la santé de ce patient en extrayant ?

Amélioration espérée

Côté amélioration, le dentiste partisan de l’extraction espère libérer le patient des toxines bactériennes générées par la dent dévitalisée. Si ces toxines existent, il faut se demander s’il ne serait pas plus judicieux de renforcer les défenses immunitaires du patient plutôt que d’amputer son capital dentaire. Des mesures ciblées (expliquées sur le site Holodent) peuvent permettre de tolérer sans dommages excessifs ce surcroît de toxines.

Dégâts collatéraux des extractions

Côté dégradation, il faut savoir que toute extraction altère irrémédiablement l’occlusion et provoque un tassement des mâchoires et de l’articulation qui les relient. Ce tassement est inévitable et ne peut être que ralenti par la prothèse qui sera posée ultérieurement. Les conséquences de cet affaissement sont nombreuses, à la fois sur l’articulation des mâchoires (craquements, douleurs, ressauts) et sur la posture dont les chaînes musculaires se contracturent pour s’adapter, créant une vrille nuisible à l’ensemble du fonctionnement ostéo-articulaire.

Peser le pour et le contre

Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut jamais extraire mais que toute extraction doit être soigneusement pesée en regard des dommages créés et des avantages espérés. Nous conseillons vivement de visiter le site d’un dentiste suisse, Dent dévitalisée et dentisterie énergétique, qui permet de se faire une idée globale du sujet.

Attention

La présence des dents de lait est essentielle aux développement des mâchoires. Il ne faut jamais extraire de dent chez l’enfant ni chez l’adolescent, sauf nécessité absolue.