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Alzheimer: et si c’était le mercure ?

Se pourrait-il que les quelques 15 tonnes de mercure posées chaque année dans la bouche des français, qui équivalent à un stock total de 100 tonnes, ait un rapport avec les 220 000 nouveaux cas de la maladie qui se déclarent chaque année ?

Mercure, toxique cérébral

Il est établi que le mercure est une neurotoxine qui a une affinité particulière pour le tissu nerveux. Le mercure relargué, entre autres, sous forme de vapeurs émises lors de la mastication, est inhalé et absorbé jusqu’au cerveau par les filets du nerf olfactif. On constate d’ailleurs des déficits olfactifs chez les porteurs de plombages, causés par l’accumulation de mercure dans le bulbe olfactif. Coincidence troublante, chez les malades atteints d’Alzheimer, la perte d’odorat est un signe précoce de la maladie.

Facteur précipitant de la maladie

En 2001, une étude publiée dans la revue britannique NeuroReport* démontrait les dommages que peut causer le mercure sur les cellules du cerveau pour des quantités comparables à celles présentes dans des plombages dentaires. Fritz Lorscheider et Norweed Syed, chercheurs à l’université de Calgary, ont montrés que les neurones endommagés après exposition au mercure présentent des caractéristiques similaires à celles des personnes touchées par la maladie d’Alzheimer. Il ressort de cette étude que le mercure serait un facteur accélérateur de la maladie chez les personnes génétiquement prédisposées, à savoir celles dont les mécanismes de détoxination sont peu efficaces (défiscience en apolipoprotéine E, molécule permettant l’élimination du mercure stocké dans le cerveau). D’autres équipes de chercheurs ont remarqué des concentrations de mercure élevées chez les malades atteints d’Alzheimer.

Brouillage électromagnétique

Mais ce n’est pas tout, les micro-courants électriques générés par les plombages au mercure au contact de la salive, et majorés en cas de présence d’autres alliages métalliques (plurimétallisme), sont responsables d’une sorte de brouillage électromagnétique qui interfère avec le fonctionnement du cerveau, lui-même basé sur des échanges de nature électrique. Sur ce plan, le mercure n’est pas seul en cause. Tous les métaux employés en dentisterie contribuent à la genèse d’une intoxication chronique et d’une pollution électromagnétique. Et que penser du titane, conducteur lui aussi, en dépit de sa réputation de neutralité et d’excellente tolérance, et des implants, véritables antennes pointées vers des zones spécifiques du cerveau ?

Politique de l’autruche

Pourtant, à ce jour, en dépit d’une mobilisation pour lutter contre la maladie, le mercure et les métaux dentaires ne sont pas considérés comme des facteurs étiologiques et la piste dentaire est négligée, voire occultée. Est-il raisonnable de continuer d’insérer des tonnes de mercure et de métaux en tous genre dans la bouche des français alors que dans le même temps l’incidence de la maladie de cesse de progresser de manière inquiétante? Les économies réalisées par la sécurité sociale grâce à l’utilisation du plombage, matériau d’obturation bon marché, risquent d’être dilapidées dans les années à venir par le coût de la prise en charge des malades atteints d’Alzheimer.

Éviter le métal

Des solutions alternatives au plombage et aux métaux existent. Il semble urgent de les privilégier lors des soins et travaux dentaires chaque fois que possible. Les solutions sans métal (obturations, couronnes, implants, etc.) sont développées dans le Pratikadent, dictionnaire holistique des atteintes dentaires et de la biocompatibilité des soins.

* Références bibliographiques sur le site des éditions Luigi Castelli