Hypersensibilité chimique multiple : attention aux soins dentaires
Décrit dès les années cinquante par l’allergologue américain Theron G. Randolph, le MCS (Multiple Chemical Sensitivity), en français hypersensibilité chimique multiple, le syndrome doit son nom au Dr Mark Cullen. Le MCS se définit comme une affection acquise dont les symptômes touchent de multiples organes et surviennent suite à l’exposition à des substances chimiques. Celles-ci, bien qu’étant à des concentrations très inférieures à celles connues pour entraîner des effets dans la population, provoquent néanmoins chez les personnes chimiquement hypersensibles des symptômes ressemblant à ceux de l’allergie.
Les personnes atteintes présentent une sensibilité exacerbée aux produits chimiques de toutes sortes (produits d’entretien, parfums, colles, peintures, etc.). Il semble que leur système immunitaire déficient, déréglé ou affaibli, ne soit plus capable de gérer les multiples polluants auquel tout individu est exposé par notre mode de vie moderne (dégradation de l’air, de la nourriture, de l’eau, etc.).
Quel est le rôle des produits dentaires ?
La dentisterie est à notre insu un grand pourvoyeur de substances chimiques en tous genre : produits anesthésiants, matériaux d’obturation (amalgames, résines ou composites, colles, métaux divers), pâtes à canaux placés dans les racines des dents dévitalisées contenant du formol ou d’autres agents irritants ou allergisants (antibiotiques, corticoïdes, résines époxy, etc.). Ces produits dentaires représentent une pollution insidieuse qui contribue à empoisonner le corps à petit feu et ce d’autant plus que ces substances sont insérées à demeure dans le corps et mobilisent le système immunitaire 24 heures sur 24. En se cumulant avec les autres polluants, les produits chimiques dentaires vont contribuer à perturber et affaiblir davantage le système immunitaire, apportant leur contribution discrète au dérèglement de celui-ci. Parfois, les soins dentaires sont la goutte d’eau qui fait déborder le vase et basculer l’organisme dans un état d’hypersensibilité permanent. C’est précisément ce qui est arrivé à A. Gaspart dont le parcours est relaté sur le site Holodent: impact des métaux dentaires sur la santé.
Comment agir ?
La première chose est de s’informer et d’éviter d’ajouter davantage de produits chimiques à un organisme déjà malmené. Tout produit entrant en bouche doit être choisi avec soin en sélectionnant les moins toxiques:
- produits d’obturation : amalgames, résines ou composites, colles,
- métaux divers dont le nickel et le titane
- pâtes à canaux : elles doivent faire l’objet d’un soin particulier en banissant toutes celles qui contiennent du formol et d’autres toxiques.
Pour les personnes ayant subi des soins dentaires, un état des lieux s’impose. Certaines méthodes comme la Morathérapie permettent de détecter ces toxiques et d’en atténuer les effets. Pour les métaux, le test Melisa permet de détecter une intolérance. Chaque fois que possible, il faut déposer les matériaux nocifs et les remplacer par d’autres plus neutres. Dans certains cas malheureusement, les produits toxiques ne peuvent être retirés, c’est le cas pour certaines pâtes servant à obturer les canaux des dents dévitalisées. D’où l’impératif de choisir ces pâtes avec le plus grand soin.
Malheureusement, il n’existe aujourd’hui aucun traitement connu. La seule solution est de limiter au maximum l’exposition aux produits chimiques. Le choix de produits dentaires les plus neutres possibles est donc une priorité absolue.
Pour connaître les substances ou produits toxiques employés en dentisterie, voir la rubrique Toxicité du Pratikadent (fiche détaillée avec de nombreux extraits sur le site des éditions Luigi Castelli.
Publié le 11 septembre 2008 dans la catégorie Holistique.
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