Toxoplasmose et grossesse
Publié le 21 juin 2007La toxoplamose est une maladie a priori bénigne, causée par une infection zoonose c’est à dire une infection transmise par les animaux. À l’origine de cette infection, un parasite de type protozoaire qui se développe dans différentes espèces animales. En France, 72% des moutons, 28% des porcs et 4% des bovins sont infectés. Le chat, animal domestique, est un maillon important de la contamination. De ce fait, la plupart des femmes en age de procréer ont déjà eu la toxoplasmose, souvent sans le savoir. Chez la femme enceinte qui n’a pas été immunisée, les conséquences de la toxoplasmose sur le fœtus peuvent être graves. Le protozoaire peut traverser le placenta et engendrer des malformations oculaires, cérébrales, viscérales chez le fœtus. Cette contamination peut également se révéler quelques mois après la naissance par une choriorétinite, c’est-à-dire par une inflammation de la rétine et de la choroïde. Ceci entraîne des troubles de la vision (vision déformée, perte de la vision).
Les précautions à prendre pendant la grossesse
Au début de chaque grossesse une sérologie de la toxoplasmose est demandée par votre médecin. Une sérologie positive permet de valider que la future maman a déjà été en contact avec des antigènes de la toxoplasmose et que son corps est capable de produire des anticorps en cas de nouvelle contamination à la toxoplasmose. Le risque de contamination au cours de la grossesse est alors exclu. Si celle-ci se révèle négative, c’est-à-dire si aucun anti-corps de ce parasite n’est trouvé, cela signifie que vous n’êtes pas immunisé contre la toxoplasmose parce que vous n’avez jamais été confronté à ce parasite. L’évolution de cette sérologie sera alors suivie avec attention tout au long de la grossesse. Des analyses mensuelles sont faites afin de vérifier que la femme n’a pas été contaminée afin d’évaluer les risques de contamination du fœtus. Les femmes non immunisées devront respecter des consignes d’hygiène rigoureuses afin d’éviter toute contamination.
- Ne pas toucher les excréments de chat : confier le changement de litière à un autre membre de la famille
- Laver soigneusement les fruits et légumes et les éplucher dès que c’est possible avant de le consommer
- Se laver systématiquement les mains après avoir manipulé des aliments crus, notamment au cours de la préparation des repas.
- Proscrire la viande crue, le lait cru et les toutes préparations au lait cru (fromages)
- Se laver les mains avant et après les repas.
Autrefois, 80% de femmes étaient immunisées avant d’envisager une grossesse. En France, c’est l’utilisation de la congélation et notamment de la viande congelée qui a contribué à diminuer le taux de contamination de la population. Les femmes enceintes non immunisées sont de ce fait de plus en plus nombreuses.
La maladie chez la femme enceinte
Les signes Douleurs musculaires, fièvre, céphalées, maux de gorge L’infection peut être plus grave mais la plupart du temps elle est bénigne et passe inaperçue. Les risques pour le fœtus Les risques théoriques pour le foetus sont considérables : hydrocéphalie, retard mental, calcifications intracrâniennes, choriorétinite. Un avortement tardif, une mort foetale in utero sont possibles. Mais il peut arriver que chez l’enfant aussi la maladie soit inapparente. On distingue deux risques :
- Un risque de contamination du foetus. Un foetus peut être parasité sans développer la maladie in utero. La toxoplasmose reste à l’état de latence avant de se déclarer au cours des premières années de vie. Si cette contamination a été identifiée (par une sérologie positive du bébé), des traitements adéquats permettent de juguler certaines malformations.
- Un risque de transmission et de développement de la maladie chez le foetus. Cette transmission n’est pas immédiate : la contamination du foetus se produit parfois bien après celle de la mère d’où les possibilités d’intervenir par un traitement médical et d’où l’importance de la surveillance des sérologies. Par ailleurs, les conséquences de l’infection se révèlent être plus ou moins graves selon les étapes de la grossesse.
Quand l’infection maternelle s’est produite avant la 10° semaine d’aménorrhée, le risque de contamination foetale est très faible (environ 1%) mais les lésions sont alors très graves. En cas de contamination, la période la plus risquée pour le fœtus se situe entre la 10ème et la 16ème semaine. Enfin, le risque de transmission du parasite est maximal pour les infections maternelles acquises après la 16ème semaine mais les infections congénitales sont alors bénignes ou inapparentes. Apprenez à connaitre Sérénité grossesse, un complément alimentaire idéal pendant toute votre grossesse. Source : Afssa

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