Une alimentation adaptée

Publié le 08 mai 2007

La grossesse est une période de 9 mois pendant laquelle le fœtus va se développer, grandir et grossir dans l’utérus. Mesurant 1 mm la première semaine, votre enfant naitra à terme à un poids moyen de 3,2 kg. Et, pendant tout ce temps, c’est vous qui le nourrissez ! Les trois premiers mois, une alimentation équilibrée et variée sans augmentation en volume ou en calories peut suffire à répondre à vos besoins. Cependant, on constate souvent dans la population en âge d’avoir des enfants des carences en vitamines et minéraux, en acides gras qui sont essentiels pour le développement du futur enfant. Je vous conseille d’équilibrer votre alimentation en suivant autant que possible les conseils suivants : - Cuisiner sainement : éviter les fritures, les grillades, les aliments bouillis, trop cuits qui font disparaitre toutes les vitamines. Préférez la cuisson à l’étouffée. - Proscrire l’alcool et même la prise d’alcool occasionnelle. C’est lors du premier trimestre que les effets de l’alcool sur l’enfant à venir sont les plus flagrants : fausses couches, malformations cardiaques et malformations des organes génitaux. Au-delà de 5 ou 6 verres par jour, on parle de syndrome d’alcoolisme foetal associant différentes malformations congénitales. Au deuxième et troisième trimestre, l’alcool peut provoquer un retard du développement neuronal, avec pour conséquences de troubles du comportement, des difficultés psychomotrices, des difficultés intellectuelles qui perdureront toute la vie. Il est également la cause de nombreuses naissances avant terme (prématurité) ou à des poids inférieurs à la moyenne. - Diminuer l’apport en glucides simples comme le sucre, les bonbons, les confiseries, les barres sucrées, mais aussi le pain, les pâtes et le riz blanc. - Augmenter l’apport en glucides complexes en choisissant des céréales parmi un large éventail disponible actuellement : avoine, épeautre, quinoa, sarrasin, orge, millet, sorgho, amarante, riz complet, seigle, kamut. Consommés sous forme de pains, de flocons, de graines, ils rassasient vite, présentent l’avantage d’avoir un index glycémique bas et apportent des fibres, vitamines et minéraux essentiels absents des glucides simples. Consommer des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots, fèves) et des légumes racines (radis , betterave, céleris etc) - Diminuer l’apport en lipides saturés et trans en supprimant les charcuteries et en limitant les plats industriels qui utilisent des techniques de transformation à l’origine des acides gras trans. - Augmenter l’apport en acides gras polyinsaturés Oméga-3. Favoriser les poissons gras et les crustacés, les huiles végétales riches en acide oléique (huiles de lin, chanvre, noix, colza, soja), les oléagineux (amande, noisette, pistache, sésame, graines de tournesol, graines de courge, pignons de pin, noix du Brésil). - Augmenter l’apport en protéines végétales et en protéines d’origine marine.- Consommer des probiotiques sous la forme de compléments alimentaires ou des yaourts. - Optimiser l’apport minéral (zinc, calcim, magnésium, etc..) : boire 1 à 1,5 litre d’eau minéralisée riche en calcium et en magnésium, préparer les thés, tisanes et aussi céréales et légumineuses à l’eau minérale. Ces conseils peuvent paraître difficiles et contraignants à tenir sur le long terme. Pensez à la supplémentation. Peu utilisée en France, la supplémentation se révèle être d’une aide précieuse tout au long de la grossesse. Dans quelles situations prendre des compléments alimentaires pendant une grossesse : - Vous êtes victimes de nausées et de vomissements qui vous empêchent de vous nourrir correctement, vous risquez d’être carencée. - Une certaine catégorie d’aliments, bien que nécessaires à votre alimentation, vous indisposent. Substituez-les par des équivalents dans la pyramide alimentaire ou par des compléments alimentaires. - Vous ne disposez pas de temps suffisant pour faire le marché et la cuisine régulièrement. - Vous faites vos courses une à deux fois par mois au supermarché du coin : il y a de grandes chances que les produits frais que y achetez (fruits, légumes) se soient vidés de leur vitamines, du fait d’une trop longue durée de conservation. - Vous faites partie de la population à risque de carences en vitamines :

  • vous avez pris pendant longtemps un traitement médicamenteux, une pilule contraceptive.
  • Vous avez fait un régime amaigrissant avant votre grossesse.
  • Vous avez suivi un traitement hormonal pour débuter votre grossesse.

Des produits de supplémentation spécifiques à la femme enceinte commencent à se développer mais souvent c’est votre médecin de famille ou votre gynécologue qui ne sont pas au fait de ces aides nutritionnelles. Parlez-en à la personne qui vous suit durant votre grossesse o à votre pharmacien. Ils sauront vous conseiller. Personnellement je prenais la cure Sérénité grossesse du laboratoire Synergia que j’ahetais sur le net, sur les conseils de ma gygy. Cela m’a été d’une grande aide pendant les nausées et en période d’allaitement.

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