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L’AMA : Principal acteur de la lutte anti-dopage

L’Agence mondiale antidopage (AMA) est une organisation non gouvernementale indépendante, qui finance, éduque et sensibilise la lutte au dopage. Créée le 10 novembre 1999, son siège se situe à Montréal.

C’est au lendemain de l’affaire Festina qui avait secoué le monde du sport en général, et celui du cyclisme en particulier, que le Comité International Olympique (CIO) a décidé de réunir tout le milieu sportif, surtout ceux intéressés à la lutte contre le dopage, pour mettre fin à ce fléau mondial.

La Conférence mondiale sur le dopage dans le sport s’est tenue à Lausanne, en Suisse, du 2 au 4 février 1999, et a engendré la Déclaration de Lausanne sur le dopage dans le sport. Celle-ci donna lieu à la création d’une agence internationale antidopage indépendante se devant d’être totalement opérationnelle pour les Jeux de la XXVIIème Olympiade de Sydney en 2000.

Ainsi, l’Agence mondiale antidopage a été fondée le 10 novembre 1999 à Lausanne pour promouvoir et coordonner la lutte contre le dopage dans le sport sur le plan international. L’Agence compte un nombre égal de représentants du mouvement olympique et des gouvernements.

Le bureau principal de l’AMA est actuellement sur Montréal. L’agence a toutefois plusieurs bureaux régionaux, notamment :

· Bureau africain - Le Cap, en Afrique du Sud

· Bureau d’Amérique latine – Montevideo en Uruguay

· Bureau Asie/Océanie – Tokyo au Japon

· Bureau européen – Lausanne en Suisse

L’AMA est présidée par Richard W. POUND, ou Dick Pound, qui est un ancien nageur canadien, et un artisan principal du développement de la lutte anti-dopage.

L’une des plus grandes réussites de la lutte contre le dopage dans le sport à ce jour a été la préparation, l’acceptation et la mise en place d’un ensemble uniforme de règles antidopage : le Code mondial antidopage.

L’AMA a parmi ses domaines de compétences le droit d’effectuer des contrôles hors compétition, sans même donner de préavis.

L’agence prévoit d’avoir une conférence mondiale sur le dopage dans le sport à Madrid, du 15 au 17 Novembre 2007.

Le dopage étant une préoccupation des intervenants du sport sur une large échelle, il nécessite donc une mobilisation aussi grande tant sur le niveau national en France que sur le niveau international. Ainsi, on énumère parmi les principaux acteurs dans ce domaine : l’Agence Française de Lutte contre Le Dopage (AFLD), le Comité Nationale Olympique et Sportif Français (CNOSF) et le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative ; en plus du Comité Olympique (CIO) et l’Unesco.

Le dopage sanguin

Le dopage sanguin est l’administration à un athlète de sang, de globules rouges, de transporteurs artificiels d’oxygène vers les muscles ou de produits sanguins apparentés en vue d’augmenter l’endurance et d’améliorer la performance.

Il existe trois types de substances et méthodes bien connues utilisées à des fins de dopage sanguin : l’érythropoïétine (EPO), les transporteurs d’oxygène synthétiques et les transfusions sanguines.

L’EPO est une hormone peptidique produite naturellement par le corps humain, sécrétée par les reins et agissant sur la moelle osseuse pour stimuler la production de globules rouges, permettant ainsi l’augmentation de la quantité d’oxygène transportable par le sang vers les muscles, et améliorant par conséquent la capacité du corps humain de réguler l’acide lactique.

L’usage de l’EPO a plusieurs avantages, mais son mésusage a d’énormes conséquences, notamment le risque accru d’affections mortelles -telles que des troubles ou des attaques cardiaques et des embolies cérébrales ou pulmonaires-, ainsi que la provocation de maladies auto-immunes.

Il existe deux formes de dopage sanguin par transfusion :

- Les transfusions autologues, consistant à la transfusion de son propre sang qui a été conservé (réfrigéré ou congelé) de quelques jours à plusieurs mois. Ce type de dopage fait encore le sujet de recherches intenses, surtout quant aux moyens de son dépistage. La transfusion autologue représente un vrai danger si les procédures ne sont pas bien effectuées, ou si le sang n’a pas été conservé correctement.

- Les transfusions homologues, consistant à la transfusion de sang pris sur une autre personne dotée du même groupe sanguin, généralement un membre de la famille du sportif. La pratique utilisée pour maximiser les globules rouges du sang du donneur consiste à l’envoyer passer des séjours en altitude, pour le préparer ainsi au prélèvement du sang qui sera transfusé au sportif juste avant la compétition. Ce type de dopage est quant à lui déjà détectable grâce à un test mis en place aux jeux olympiques d’été de 2004 à Athènes (Grèce). La transfusion homologue peut avoir des conséquences médicales non négligeables, surtout si le sang transfusé contient un virus (transmission d’infections virales, d’hépatites ou même de Sida), mais ce type de transfusion reste un cas rare.

    Le dopage sanguin concerne plus les athlètes pratiquant des activités de type aérobie, comme pour l’athlétisme, le ski de fond, ainsi que le cyclisme.

    Le dopage sanguin est une pratique interdite au sport, pendant et en dehors des compétitions.

    Le dopage génétique


    La thérapie génique est une arme à double tranchant : d’une part elle sera révolutionnaire quand à la détection, la prévention et le traitement des maladies incurables ; et d’une autre part, elle pourra permettre de créer des sportifs génétiquement modifiés, chose qui est moralement condamnable dans tous les sens.

    Le dopage génétique, ou cellulaire, consiste à la modification génétique d’une personne, généralement un athlète, en vue d’augmenter ses performances. Il s’agit de l’injection de certains gènes pour améliorer la fonction d’une cellule normale ; ainsi le sportif en question ne souffrira d’aucune maladie. Mais ce n’est pas aussi simple que cela parait être : la thérapie génique est loin d’être maîtrisée, et le recours à ses pratiques présente plus de dangers que de chances de succès.

    Ce dopage représente une lourde menace aussi bien à l’intégrité du sport qu’à la santé des personnes concernées.

    Le fait que le dopage génétique existe déjà ou qu’il soit juste une fiction reste à savoir, mais on parle déjà de quelques méthodes de dopage, dites classées dans la catégorie du dopage génétique.

    La première méthode consiste à l’usage des protéines fabriquées naturellement par le corps et leur réinjection lors des phases d’entraînement. Le coureur se fait prélever son sang pendant l’hiver par exemple, quand il n’y a pas de contrôle, pour les lui faire injecter plutard, lui permettant une augmentation de 20% des capacités de transport d’oxygène par 500 ml de son sang congelé.

    La deuxième méthode consiste à faire pousser des cartilages, des cellules de tendons ou de muscle pour remplacer des organes défectueux.

    Une autre méthode consiste à introduire un gène capable de produire de l’EPO dans le muscle, ou un gène de facteur de croissance dans une cellule du tendon. Ainsi, des virus inactivés amènent les gènes dans les cellules visées, et les gènes peuvent ensuite produire des enzymes et des protéines.

    Selon Theodore Friedmann, directeur du Centre de génétique moléculaire de l’Université de San Diego (Californie), les modifications génétiques qui étaient à l’origine uniquement détectables avec des techniques sophistiquées (scanners, biopsie musculaire) sont désormais détectables par des méthodes traditionnelles aussi. Mais cet exploit reste à ses débuts, et ne serait pas prêt à l’emploi pour les jeux olympiques de Pékin en 2008.

    Dans le cadre de sa politique de lutte contre le dopage, l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a alloué des ressources importantes au développement de méthodes de détection du dopage génétique.