Le dopage génétique
La thérapie génique est une arme à double tranchant : d’une part elle sera révolutionnaire quand à la détection, la prévention et le traitement des maladies incurables ; et d’une autre part, elle pourra permettre de créer des sportifs génétiquement modifiés, chose qui est moralement condamnable dans tous les sens.
Le dopage génétique, ou cellulaire, consiste à la modification génétique d’une personne, généralement un athlète, en vue d’augmenter ses performances. Il s’agit de l’injection de certains gènes pour améliorer la fonction d’une cellule normale ; ainsi le sportif en question ne souffrira d’aucune maladie. Mais ce n’est pas aussi simple que cela parait être : la thérapie génique est loin d’être maîtrisée, et le recours à ses pratiques présente plus de dangers que de chances de succès.
Ce dopage représente une lourde menace aussi bien à l’intégrité du sport qu’à la santé des personnes concernées.
Le fait que le dopage génétique existe déjà ou qu’il soit juste une fiction reste à savoir, mais on parle déjà de quelques méthodes de dopage, dites classées dans la catégorie du dopage génétique.
La première méthode consiste à l’usage des protéines fabriquées naturellement par le corps et leur réinjection lors des phases d’entraînement. Le coureur se fait prélever son sang pendant l’hiver par exemple, quand il n’y a pas de contrôle, pour les lui faire injecter plutard, lui permettant une augmentation de 20% des capacités de transport d’oxygène par 500 ml de son sang congelé.
La deuxième méthode consiste à faire pousser des cartilages, des cellules de tendons ou de muscle pour remplacer des organes défectueux.
Une autre méthode consiste à introduire un gène capable de produire de l’EPO dans le muscle, ou un gène de facteur de croissance dans une cellule du tendon. Ainsi, des virus inactivés amènent les gènes dans les cellules visées, et les gènes peuvent ensuite produire des enzymes et des protéines.
Selon Theodore Friedmann, directeur du Centre de génétique moléculaire de l’Université de San Diego (Californie), les modifications génétiques qui étaient à l’origine uniquement détectables avec des techniques sophistiquées (scanners, biopsie musculaire) sont désormais détectables par des méthodes traditionnelles aussi. Mais cet exploit reste à ses débuts, et ne serait pas prêt à l’emploi pour les jeux olympiques de Pékin en 2008.
Dans le cadre de sa politique de lutte contre le dopage, l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a alloué des ressources importantes au développement de méthodes de détection du dopage génétique.
Publié le 15 janvier 2007 dans la catégorie Non classé.
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