Le dopage sanguin
Le dopage sanguin est l’administration à un athlète de sang, de globules rouges, de transporteurs artificiels d’oxygène vers les muscles ou de produits sanguins apparentés en vue d’augmenter l’endurance et d’améliorer la performance.
Il existe trois types de substances et méthodes bien connues utilisées à des fins de dopage sanguin : l’érythropoïétine (EPO), les transporteurs d’oxygène synthétiques et les transfusions sanguines.
L’EPO est une hormone peptidique produite naturellement par le corps humain, sécrétée par les reins et agissant sur la moelle osseuse pour stimuler la production de globules rouges, permettant ainsi l’augmentation de la quantité d’oxygène transportable par le sang vers les muscles, et améliorant par conséquent la capacité du corps humain de réguler l’acide lactique.
L’usage de l’EPO a plusieurs avantages, mais son mésusage a d’énormes conséquences, notamment le risque accru d’affections mortelles -telles que des troubles ou des attaques cardiaques et des embolies cérébrales ou pulmonaires-, ainsi que la provocation de maladies auto-immunes.
Il existe deux formes de dopage sanguin par transfusion :
- Les transfusions autologues, consistant à la transfusion de son propre sang qui a été conservé (réfrigéré ou congelé) de quelques jours à plusieurs mois. Ce type de dopage fait encore le sujet de recherches intenses, surtout quant aux moyens de son dépistage. La transfusion autologue représente un vrai danger si les procédures ne sont pas bien effectuées, ou si le sang n’a pas été conservé correctement.
- Les transfusions homologues, consistant à la transfusion de sang pris sur une autre personne dotée du même groupe sanguin, généralement un membre de la famille du sportif. La pratique utilisée pour maximiser les globules rouges du sang du donneur consiste à l’envoyer passer des séjours en altitude, pour le préparer ainsi au prélèvement du sang qui sera transfusé au sportif juste avant la compétition. Ce type de dopage est quant à lui déjà détectable grâce à un test mis en place aux jeux olympiques d’été de 2004 à Athènes (Grèce). La transfusion homologue peut avoir des conséquences médicales non négligeables, surtout si le sang transfusé contient un virus (transmission d’infections virales, d’hépatites ou même de Sida), mais ce type de transfusion reste un cas rare.
Le dopage sanguin concerne plus les athlètes pratiquant des activités de type aérobie, comme pour l’athlétisme, le ski de fond, ainsi que le cyclisme.
Le dopage sanguin est une pratique interdite au sport, pendant et en dehors des compétitions.
Publié le 15 janvier 2007 dans la catégorie Non classé.
Commentaires: 1 commentaire
Commentaires
Commentaire de hafid oharo
Ecrit le 13 février 2007 à 12:24
merci

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