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La greffe de moelle osseuse

Comme son nom l’indique, la moelle osseuse de trouve dans les os. Il s’agit d’un tissu graisseux qui produit les différents types de cellules de sang : les plaquettes, les leucocytes (globules blancs), et les érythrocytes ou hématies (les globules rouges).

A ne pas confondre avec la moelle épinière ! La seule chose qu’elles ont en commun est qu’elles sont au milieu de structures osseuses.

La greffe osseuse consiste à prélever un morceau d’os d’une partie du corps du donneur, afin de réduire une lésion osseuse d’un malade souffrant de pathologie de sa moelle.

Des gens ayant recours à des traitements tels que la chimiothérapie et la radiothérapie à des doses massives, obtiennent des effets très toxiques sur leurs cellules sanguines. Les cellules cancéreuses envahissent la moelle et l’empêchent de fonctionner correctement. La greffe de la moelle osseuse permet de reconstruire et régénérer ces cellules tout en leur permettant de maintenir une production normale.

C’est aussi le cas de l’aplasie, maladie dans laquelle la moelle osseuse ne fonctionne plus et ne produit plus ni globules blancs ni globules rouges.

La greffe offre des chances de survie, et même de guérison totale dans certains cas.

Il est parfois possible de faire une greffe de moelle osseuse pour un patient, provenant de lui-même. La moelle est prélevée, puis congelée pour une utilisation ultérieure. C’est ce qu’on appelle l’autogreffe.

Il y’a un autre type de greffe osseuse qui s’appelle l’allogreffe. Dans ce cas on fait appel à un donneur pour obtenir la moelle osseuse. Il est plus efficace que celui là soit membre de la famille du patient. Il s’agit de trouver une personne qui peut offrir une moelle osseuse compatible, donc qui a le même HLA que le malade.

Mais qu’est ce que c’est qu’un HLA ?

C’est l’ensemble des caractéristiques des tissus qui sont définis de manière génétique pour chaque individu. Il permet au corps et à son système immunitaire de reconnaître ce qui lui appartient, et ce qui lui n’appartient pas. Ainsi, tout corps qui ne présente pas les bons marqueurs HLA reconnus par le système immunitaire, se fait attaquer par celui ci. C’est ce qui cause le rejet de greffe.

Seul 1 enfant sur 4 a le même système HLA que son frère malade.

En France, le Registre France Greffe de Moelle – crée en 1985 – centralise, via un réseau informatique sécurisé, l’ensemble des caractéristiques des donneurs potentiels inscrits par les centres de donneurs français. Le registre a aujourd’hui 60% de femmes parmi les volontaires.

Le 16 novembre 2005, à l’initiative de la World Marrow Donor Association, les 56 pays possédant un registre de volontaires au don de moelle osseuse se sont unis pour célébrer le passage aux 10 millions de donneurs inscrits.

Pour faire un don, il est préférable que la distance géographique entre donneur et malade soit minime. Inscrivez-vous donc au registre des volontaires, vous ne savez jamais à quel moment vous pouvez donner à quelqu’un des chances de survie.

 

 

 

 

Le rejet de greffon

Après avoir bénéficié d’une greffe, l’organisme du malade peut adopter vis à vis du greffon l’attitude qu’il adopterait face à tout corps étranger, c’est à dire le rejeter. Une réaction qui est normale certes, mais non souhaitée puisque la vie du malade dépend de la bonne intégration du greffon dans son corps.
La probabilité d’avoir un rejet est plus grande durant la période qui suit directement la transplantation. C’est pendant ce temps que les doses des médicaments anti-rejet sont maximales, pour baisser progressivement par la suite.
Il existe trois formes de rejet qui menacent la fonctionnalité du greffon, à savoir :

- Le rejet suraigu :
Il est manifesté par la mort du greffon presque immédiatement après son introduction à l’organisme du malade. Ce rejet est causé par l’existence d’anticorps surtout chez des femmes aux grossesses multiples, ou des personnes ayant déjà subit une greffe.
Actuellement, les cas de rejet suraigu sont rares puisqu’on procède à une vérification systématique d’absence d’anticorps avant toute greffe.

- Le rejet aigu :
Il survient quelques jours après la greffe, et se manifeste par des signes fonctionnels et biologiques qui préviennent les médecins que le greffon a été infiltré par des cellules immunocompétentes. Un traitement est donc mis en place pour faire face au système immunitaire du patient.
Le rejet aigu peut causer la destruction d’une partie de l’organe transplanté. Un traitement immunosuppresseur s’impose.

- Le rejet chronique :
C’est un type de rejet moins connu, et qui se manifeste lentement. Il peut causer une destruction partielle ou totale de l’organe, qui perd ainsi progressivement ses fonctions, à cause d’un épaississement de la paroi des vaisseaux sanguins alimentant le greffon.
Des recherches en cours sont entreprises pour mettre en place de nouvelles associations d’immunosuppresseurs en vue de lutter contre le rejet chronique.

Actuellement, on tend à croire qu’une meilleure gestion du rejet pendant la première année qui suit la greffe peut retarder et diminuer la fréquence de survenue de rejet chronique à long terme.
Plusieurs autres facteurs sont à prendre en considération pour ralentir l’évolution vers le rejet chronique et favoriser une plus longue durée de survie de l’organe greffé comme le respect de la compatibilité HLA entre donneur et receveur, l’utilisation de nouvelles drogues anti-rejet de nouvelle génération, mais aussi des facteurs non immunologiques comme le conditionnement du greffon et le délai écoulé entre le moment de son prélèvement et celui de sa réimplantation (temps d’ischémie froide).

La greffe cardiaque

Chaque année, le nombre de patients sur la liste d’attente pour greffe cardiaque augmente de quelques centaines : il y’en a ceux qui réussissent à avoir le bon greffon, et ceux qui meurent en attendant.

Les durées d’attente des malades peuvent être entre 3,3 et 4,4 mois, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes, mais quand il s’agit de personnes des groupes sanguins AB ou B, ceux-ci ont généralement à attendre plus longtemps (9,9 et 8,6 mois respectivement).

Pour ce qui est de la fréquence de mortalité en liste d’attente, elle a nettement baissé entre 2000 et 2005 en passant de 12,3 % du nombre total des inscrits, à 9,3 %.

En ce qui concerne l’ordre de priorité à donner aux malades de cœur, il existe trois catégories :

- Les super urgences 1 : 89 cas ont été demandés en 2005, et les experts ont en refusé 3, et 10 malades en SU1 sont décédés en liste d’attente.

- Les super urgences 2 : en 2005, il y’en avait 26 cas sollicités, dont seulement 1 a été récusé par les médecins, et 21 ont été greffés alors que 4 sont sortis de la liste pour aggravation ou amélioration.

- Les urgences : demandées pour 52 patients. 81% (40 malades) ont pu être greffés, alors que 14% sont décédés en liste d’attente.

Après l’attente, un malade greffé obtient des chances de survie plus longues que s’il n’avait pas eu le greffon. Mais parallèlement, le post greffe exige un certain nombre de précautions et impose des contraintes. Une surveillance régulière de l’immunité, le rénal, bilan hépatique et fonction cardiaque du malade est nécessaire. Le malade suit des traitements immunosuppresseurs et cardioprotecteurs qui permettent d’éviter le phénomène de rejet de la greffe ; une surveillance qui est intense pendant la période qui suit directement la greffe.

En plus de ça, le malade peut commencer à se poser des questions obsédantes quant à l’origine du cœur qu’il porte dorénavant, et cela peut même lui causer une dépression sévère. Il est conseillé de suivre un traitement psychothérapique le cas échéant.

Les équipes qui se chargent des greffes cardiaques en France sont au nombre de 26, dont 21 consacrent leurs efforts aux adultes. Le nombre de greffes réalisé par chaque équipe varie entre 1 seule opération, et 71.

En gros, les activités cardiaques ont eu plusieurs points positifs pendant l’année 2005 : une diminution du taux de mortalité en liste d’attente, une diminution de durée d’attente, et une augmentation de taux de survie de receveurs de greffons après la greffe cardiaque.