Le rejet de greffon
Après avoir bénéficié d’une greffe, l’organisme du malade peut adopter vis à vis du greffon l’attitude qu’il adopterait face à tout corps étranger, c’est à dire le rejeter. Une réaction qui est normale certes, mais non souhaitée puisque la vie du malade dépend de la bonne intégration du greffon dans son corps.
La probabilité d’avoir un rejet est plus grande durant la période qui suit directement la transplantation. C’est pendant ce temps que les doses des médicaments anti-rejet sont maximales, pour baisser progressivement par la suite.
Il existe trois formes de rejet qui menacent la fonctionnalité du greffon, à savoir :
- Le rejet suraigu :
Il est manifesté par la mort du greffon presque immédiatement après son introduction à l’organisme du malade. Ce rejet est causé par l’existence d’anticorps surtout chez des femmes aux grossesses multiples, ou des personnes ayant déjà subit une greffe.
Actuellement, les cas de rejet suraigu sont rares puisqu’on procède à une vérification systématique d’absence d’anticorps avant toute greffe.
- Le rejet aigu :
Il survient quelques jours après la greffe, et se manifeste par des signes fonctionnels et biologiques qui préviennent les médecins que le greffon a été infiltré par des cellules immunocompétentes. Un traitement est donc mis en place pour faire face au système immunitaire du patient.
Le rejet aigu peut causer la destruction d’une partie de l’organe transplanté. Un traitement immunosuppresseur s’impose.
- Le rejet chronique :
C’est un type de rejet moins connu, et qui se manifeste lentement. Il peut causer une destruction partielle ou totale de l’organe, qui perd ainsi progressivement ses fonctions, à cause d’un épaississement de la paroi des vaisseaux sanguins alimentant le greffon.
Des recherches en cours sont entreprises pour mettre en place de nouvelles associations d’immunosuppresseurs en vue de lutter contre le rejet chronique.
Actuellement, on tend à croire qu’une meilleure gestion du rejet pendant la première année qui suit la greffe peut retarder et diminuer la fréquence de survenue de rejet chronique à long terme.
Plusieurs autres facteurs sont à prendre en considération pour ralentir l’évolution vers le rejet chronique et favoriser une plus longue durée de survie de l’organe greffé comme le respect de la compatibilité HLA entre donneur et receveur, l’utilisation de nouvelles drogues anti-rejet de nouvelle génération, mais aussi des facteurs non immunologiques comme le conditionnement du greffon et le délai écoulé entre le moment de son prélèvement et celui de sa réimplantation (temps d’ischémie froide).
Publié le 15 janvier 2007 dans la catégorie Non classé.
Commentaires: 1 commentaire
Commentaires
Commentaire de croslan thierry
Ecrit le 18 mars 2007 à 13:57
bonjour je suis actuellement dialysé j’ai déjà subi des greffes mais elle finisse par un rejet chronique. je souhaiterai savoir si il y a de nouveaux traitement contre le rejet chronique et si oui les quel?
Merci

Réagir à cet article