Menu principal:

Recherche

Catégories

Archives

Contamination et évolution de l’infection à VIH.

Trois principaux modes de transmission ont été observés depuis le début de l’épidémie:

  • La transmission sexuelle aussi bien hétérosexuelle qu’homosexuelle lors de rapports non protégés.
  • La transmission sanguine: elle concerne principalement les usagers de drogues par voie intraveineuse, les hémophiles et les transfusés. Les dispositions prises dans notre pays ont permis de faire baisser considérablement les nouveaux cas de contamination par cette voie.
  • La transmission mère-enfant (in utero mais aussi lors de l’accouchement et de l’allaitement).

Evolution de l’infection à VIH

La maladie évolue en 3 étapes: la primo-infection, la phase asymptomatique et le stade SIDA.

  1. La primo-infection: Elle correspond à la dissémination du virus dans l’organisme. Elle est le plus souvent asymptomatique. Cependant, dans 30 à 40 % des cas, 2 à 6 semaines après la contamination, elle se manifeste par un syndrome pseudo-grippal avec des signes non spécifiques tels que fièvre, adénopathies, myalgies, arthralgies, etc. Cette symptomatologie régresse spontanément au bout de une à trois semaines. Au cours de cette phase, le virus se multiplie de façon importante et il en résulte une charge virale plasmatique élevée (jusqu’à plusieurs millions de copies d’ARN par ml de plasma parfois) associée à une diminution du nombre de lymphocytes T-CD4+. Le système immunitaire développe à ce stade une réponse cellulaire VIa les lymphocytes T-CD8+ cytotoxiques spécifique du virus précédant l’apparition des anticorps neutralisants.
  2. La phase asymptomatique: Il s’agit d’une phase caractérisée par une latence clinique (mais sans latence virologique). Cette période dure en moyenne 7 à 10 ans en l’absence de traitement. Le virus continue à se multiplier mais à un niveau inférieur à celui de la primo-infection grâce aux réponses immunitaires et humorales développées. Le virus va s’adapter à cette pression immunitaire par l’apparition de nouveaux variants induisant à leur tour de nouvelles réponses immunitaires spécifiques. A terme les réponses immunitaires cellulaires et humorales sont dépassées ne permettant plus ainsi le contrôle de la réplication virale. Le taux de lymphocytes T-CD4+ chute et coïncide avec l’apparition des symptômes.
  3. Le stade SIDA: Il se caractérise par la survenue d’infections opportunistes (pneumocystose, toxoplasmose, infections à mycobactéries, atteintes viscérales par le cytomégalovirus, etc.) ou de proliférations cellulaires (maladie de Kaposi, lymphomes B, cancer du col utérin, etc.). D’un point de vue biologique, la charge virale est très élevée et un taux de lymphocytes T -CD4+ inférieur à 200/mm3 signe la profonde immunodépression.

Réagir à cet article