La spasmophilie
Publié le 20 juin 2007Il y a des années que l’on parle de spasmophilie et pourtant beaucoup de médecins n’y croient pas, souvent parce qu’ils n’ y ont jamais été confronté et parce qu’une définition consensuelle et complète n’est pas officiellement admise. Cependant des milliers de personnes souffrent de spasmophilie. C’est pourquoi il apparaît important de préciser ce qu’est la spasmophilie. La définition de la spasmophilie majoritairement admise serait : « une hypersensibilité neuromusculaire et affective ». Les spasmophiles et les associations de spasmophiles se sont organisés et ont présenté une définition plus large de la spasmophilie. Ils parlent non pas de spasmophilie mais de terrain spasmophile : « un terrain dont l’hypersensibilité est très probablement transgénérationnelle, qui se manifeste par une grande dépendance à l’environnement et une vulnérabilité aux stress, le plus souvent présent dès la naissance.La spasmophilie n’est pas une maladie mais un état de mal-être ressenti dès la vie in utero en osmose avec la mère ».
Le diagnostic
Le diagnostic de la spasmophilie n’est pas aisé à établir. En effet, les spasmophiles énumèrent un nombre de symptômes extrêmement importants qui peuvent être attribués à une autre affection. C‘est la raison pour laquelle le diagnostic s’avère difficile et souvent les patients sont envoyés de spécialistes en spécialistes qui ne traitent pas les symptômes dans leur globalité, au sens d’un terrain.
Les symptômes récurrents
- Crampes, fourmillements dans les jambes, les bras, les mains, le visage”. Ces symptômes traditionnels sont faciles à reconnaître.
- Spasmes au niveau de la gorge. C’est la traditionnelle “boule” dans la gorge, la sensation d’avoir la gorge serrée. Ce sont aussi les troubles de la déglutition appelés en médecine, dysphagies hautes.
- Spasmes gastriques. Crampes ou noeuds à l’estomac, aérophagie, éructations, brûlures gastriques.
- Spasmes intestinaux, colites, ballonnements. Colopathie, colique digestive : douleurs spasmodiques du côlon ou de l’intestin grêle, Ballonnements abdominaux.
- Spasmes de l’utérus. Douleurs pelviennes avant ou pendant les règles.
- Crispation des mâchoires avec tension au niveau des mâchoires.Grincement ou frottement des dents nocturne ayant en général pour conséquence une usure prématurée de certaines dents.
- Douleurs musculaires et articulaires.Douleurs aussi bien rachidiennes que des articulations périphériques et des douleurs musculaires dorsales, cervicales et des membres.
- Phosphènes, Acouphènes.Les phosphènes sont des scintillements, l’apparition de mouches devant les yeux. Les acouphènes sont des sifflements et bourdonnements d’oreilles.
- Asthénie paradoxale. Lorsque l’on est encore plus fatigué le matin au réveil que le soir. Cette asthénie pourrait être lié à un état dépressif et pourrait révéler des difficultés à supporter les changements de rythme de vie, caractéristique du spasmophile. L’asthénie paradoxale correspond aussi aux personnes dont la sensation de fatigue augmente avec la durée du sommeil : ” plus je dors, plus je suis fatigué “.
- Tachycardie, extrasystoles, éréthismes cardiaques.Sensation de battement cardiaque rapide ou irrégulier. Les extrasystoles sont souvent ressenties par le patient comme une pause ou un arrêt du coeur (très bref).
- Oppression respiratoire. Gènes respiratoires, y compris les épisodes asthmatiques.
- Troubles du sommeil. Difficultés d’endormissement, réveils au cours de la nuit, réveils précoces mais aussi les excès de sommeil supérieurs à neuf heures par jour.
- Sensibilité excessive à l’environnement. Tout est susceptible de gêner le spasmophile : une trop forte lumière, le bruit (appareils électroniques, cris des enfants…), la télévision, les micro-ordinateurs, les saisons, les changements d’horaire etc.
Si ces symptômes vous sont familiers, vous souffrez peut-être d’un terrain spasmophile. N’hésitez pas à contacter les associations de spasmophiles qu pourront vous aider pour trouver des thérapeutes compétents. Attention certains symptômes spasmophiles peuvent également correspondre à d’autres maladies. Par exemple si vous souffrez de tachycardie, consultez un cardiologue pour vous assurer que votre cœur fonctionne correctement.
Prise en charge thérapeutique
Il n’existe pas de médicament contre la spasmophilie en général. Comme pour le stress ou la dépression, il existe des méthodes qui vous aident à gérer cette hypersensibilité : acuponcture, homéopathie, sophrologie etc. Les apports de la micronutrition et de la phytothérapie sont appréciables pour gérer un certain nombre de symptômes.
- Favoriser une alimentation saine et équilibrée.
- Se supplémenter pour pallier les carences de l’alimentation et à une éventuelle surconsommation de micronutriments : magnésium, vitamines B, acides gras oméga 3.
Le Dr Alain Dally, médecin généraliste homéopathe, conseille en traitement préventif :
- D-Stress (4 à 6 par jour) à associer à du magnésium (de type magné B6).
- En cas de crise, pour surmonter un moment difficile : D-Stress (6 Ã 9 cps en une seule fois).
En savoir plus sur D-Stress. Sources : Spasmophilie magazine, spasmophilie.com, synergiashop.com.

16 janvier 2009 à 13:03
Bonjour
Il est toujours surprenant pour moi se constater que les sites qui traitent de la spasmophilie font autant l’impasse sur le sommeil en 2009 qu’en 1999.
Et pourtant…
Il me semble que l’hypothèse du déficit magnésique est obsolète (d’ailleurs, cette spécificité française a t’elle jamais été crédible? )
Quand au stress… il a bon dos… il ne faut pas regarder les choses par le mauvais bout. La fatigue est suffisante en tant que tel pour augmenter le niveau de stress.
Réfléchissez… n’est-il pas plus logique de placer le sommeil au centre de la démarche thérapeutique et surtout préventive.
“dormez peu, dormez mieux, vivez mieux”
C’est rationnel et c’est gratuit .