Brûlures

Une brûlure est une lésion qui se forme suite à une accumulation importante de chaleur dans les tissus. Généralement, il s’agit d’une exposition à une chaleur intense (soleil, flammes, air surchauffé…) ou à un contact plus ou moins prolongé avec une matière très chaude (eau bouillante, plaque de cuisson, fer à repasser…). Certains produits chimiques, tout comme l’électricité, sont aussi capables de provoquer des brûlures.

Il ne faut pas la sous-estimer car elle représente un des accidents domestiques les plus fréquents.

Les tissus organiques accumulent si bien la chaleur qu’ils ne la relâchent que très difficilement. C’est cette chaleur qui endommage les tissus, et même si la source de chaleur n’est plus là, la chaleur accumulée continue de « brûler » les tissus aux alentours. C’est pour cela qu’une brûlure même légère est très douloureuse longtemps.

Il existe différents grades de brûlures. On parle de brûlures de premier, deuxième ou troisième degré.

Une brûlure au premier degré atteint juste l’épiderme, la couche supérieure de la peau. Cette dernière devient rouge et très sensible et la zone est très douloureuse. Il n’y a généralement pas de complication ni ce cicatrice, la peau ayant gardé sa capacité à se régénérer. La plupart des coups de soleil sont de cette catégorie.

Une brûlure au second degré est déjà plus grave. Elle peut rester superficielle et ne toucher que l’épiderme, mais de manière plus large et plus violente, dans ce cas-là, l’épiderme peut encore se régénérer mais est bien plus long qu’une brûlure du premier degré. Si l’atteinte est profonde, le derme est touché et la peau peut ne plus pouvoir se régénérer. C’est une brûlure qui est là grave et doit nécessiter l’avis d’un médecin. Un second degré profond représente un risque infectieux élevé, et peut nécessiter une greffe de peau.

Une brûlure au troisième degré est une urgence médicale. L’épiderme et le derme sont détruits, et peut aller jusqu’à atteindre les couches encore plus profondes. Paradoxalement, ces brûlures ne sont pas « si douloureuses » que ça. En effet les nerfs ayant été complètement détruits, la personne brûlée ne ressentira plus grand-chose, voire rien du tout dans certains cas.

La taille de la surface brûlée peut aussi représenter un critère de gravité. En effet, si plus de 50% de la surface du corps est brûlée au premier degré, ou plus de 2% au troisième degré, on parle déjà de brûlure modérée qui représentent un risque certain. Si plus de 75% est brûlé au premier degré, ou plus de 10% au troisième degré, on parle là de brûlures majeures qui représentent un risque vital réel. Pour un ordre d’idée, la surface de la main d’un corps correspond à 1% de surface du corps.

La première chose à faire en cas de brûlure est de refroidir la zone au plus vite. En effet, plus on arrive à évacuer vite la chaleur, moins les dommages seront importants. Cela peut suffire pour les brûlures les moins graves et les moins étendues. La méthode se nomme la « règle des 15 » : de l’eau à 15°C, à 15 cm de la brûlure, pendant 15 minutes (ou jusqu’à disparition de la douleur). Si la zone est très sensible, il convient de faire couler l’eau sur la peau saine un peu plus haut pour que l’eau passe ensuite sur la brûlure. En effet le contact du jet avec la brûlure peut être douloureux.
Le second geste à faire est de désinfecter la zone. Même en cas de brûlure au premier degré, la peau est fragilisée et assure moins bien son rôle de barrière. Un antiseptique à base de chlorhexidine est conseillé, comme il ne pique pas ou peu, et ne dessèche pas la peau.
Il convient ensuite d’appliquer une crème pour traiter la zone brûlée et favoriser sa cicatrisation. Il s’agit le plus souvent d’une crème à base de trolamine. La crème de référence est la Biafine, qui existe en plusieurs conditionnements différents, mais on peut également citer le Lamiderm.

Ces indications valent pour les brûlures au premier degré, ainsi que les brûlures au second degré non infectées.
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Brûlures Une brûlure est une lésion qui se forme suite à une accumulation importante de chaleur dans les tissus. Généralement, il s’agit d’une exposition à une chaleur intense (soleil, flammes, air surchauffé…) ou à un contact plus ou moins prolongé avec une matière très chaude (eau bouillante, plaque de cuisson, fer à repasser…). Certains produits chimiques, tout comme l’électricité, sont aussi capables de provoquer des brûlures. *** Il ne faut pas la sous-estimer car elle représente un des accidents domestiques les plus fréquents. Les tissus organiques accumulent si bien la chaleur qu’ils ne la relâchent que très difficilement. C’est cette chaleur qui endommage les tissus, et même si la source de chaleur n’est plus là, la chaleur accumulée continue de « brûler » les tissus aux alentours. C’est pour cela qu’une brûlure même légère est très douloureuse longtemps. Il existe différents grades de brûlures. On parle de brûlures de premier, deuxième ou troisième degré. Une brûlure au premier degré atteint juste l’épiderme, la couche supérieure de la peau. Cette dernière devient rouge et très sensible et la zone est très douloureuse. Il n’y a généralement pas de complication ni ce cicatrice, la peau ayant gardé sa capacité à se régénérer. La plupart des coups de soleil sont de cette catégorie. Une brûlure au second degré est déjà plus grave. Elle peut rester superficielle et ne toucher que l’épiderme, mais de manière plus large et plus violente, dans ce cas-là, l’épiderme peut encore se régénérer mais est bien plus long qu’une brûlure du premier degré. Si l’atteinte est profonde, le derme est touché et la peau peut ne plus pouvoir se régénérer. C’est une brûlure qui est là grave et doit nécessiter l’avis d’un médecin. Un second degré profond représente un risque infectieux élevé, et peut nécessiter une greffe de peau. Une brûlure au troisième degré est une urgence médicale. L’épiderme et le derme sont détruits, et peut aller jusqu’à atteindre les couches encore plus profondes. Paradoxalement, ces brûlures ne sont pas « si douloureuses » que ça. En effet les nerfs ayant été complètement détruits, la personne brûlée ne ressentira plus grand-chose, voire rien du tout dans certains cas. La taille de la surface brûlée peut aussi représenter un critère de gravité. En effet, si plus de 50% de la surface du corps est brûlée au premier degré, ou plus de 2% au troisième degré, on parle déjà de brûlure modérée qui représentent un risque certain. Si plus de 75% est brûlé au premier degré, ou plus de 10% au troisième degré, on parle là de brûlures majeures qui représentent un risque vital réel. Pour un ordre d’idée, la surface de la main d’un corps correspond à 1% de surface du corps. La première chose à faire en cas de brûlure est de refroidir la zone au plus vite. En effet, plus on arrive à évacuer vite la chaleur, moins les dommages seront importants. Cela peut suffire pour les brûlures les moins graves et les moins étendues. La méthode se nomme la « règle des 15 » : de l’eau à 15°C, à 15 cm de la brûlure, pendant 15 minutes (ou jusqu’à disparition de la douleur). Si la zone est très sensible, il convient de faire couler l’eau sur la peau saine un peu plus haut pour que l’eau passe ensuite sur la brûlure. En effet le contact du jet avec la brûlure peut être douloureux. Le second geste à faire est de désinfecter la zone. Même en cas de brûlure au premier degré, la peau est fragilisée et assure moins bien son rôle de barrière. Un antiseptique à base de chlorhexidine est conseillé, comme il ne pique pas ou peu, et ne dessèche pas la peau. Il convient ensuite d’appliquer une crème pour traiter la zone brûlée et favoriser sa cicatrisation. Il s’agit le plus souvent d’une crème à base de trolamine. La crème de référence est la Biafine, qui existe en plusieurs conditionnements différents, mais on peut également citer le Lamiderm. Ces indications valent pour les brûlures au premier degré, ainsi que les brûlures au second degré non infectées.

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