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Conseils : Diabète

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Le diabète est une maladie grave et progressive, caractérisée par l’hyperglycémie, et à long terme par le développement de complications graves qui peuvent raccourcir finalement l’espérance de vie ; c’est un tueur silencieux potentiel !

En cas de diabète, on assiste à un dysfonctionnement du processus de transport du glucose (sucre) jusqu’aux cellules de notre corps : soit le corps ne produit plus suffisamment d’insuline, soit les cellules du corps ne réagissent plus assez à l’insuline. Résultat : le glucose ne pénètre pas dans les cellules et la quantité de sucre qui reste dans le sang augmente.

Au sommaire :

Qu'est-ce que le diabète ?

Le diabète est une élévation anormale et permanente du taux de sucre dans le sang. Contrairement aux idées reçues, le diabète n'est pas uniquement du à un manque d'insuline. Il y a différentes sortes de diabète.

Qu'est-ce que l'insuline ?

L'insuline est secrétée par des cellules spéciales du pancréas : les îlots de Langerhans. Concrètement, elle abaisse le taux de sucre (glucose) dans le sang lorsqu'il augmente après un repas pour le ramener rapidement au taux normal de base de 1 gramme par litre de sang. L'insuline fait baisser le glucose en le faisant entrer dans nos cellules pour lesquelles cet aliment est vital (muscles, foie, tissus adipeux). S'il y a excès de glucose, nos cellules le stockent sous forme de graisse.

Deux types principaux de diabète

Il existe différents types de diabète sucré : le diabète insulinodépendant ou diabète de type I, le diabète non insulinodépendant ou diabète de type II (plus fréquent que le diabète de type I), et le diabète gestationnel qui concerne 6% des grossesses.

Le diabète de type I (insulinodépendant)

La production d'insuline est insuffisante voire nulle. Une lente destruction des cellules "béta" du pancréas qui seraient d'abord soumises à une agression virale ou toxique pour être ensuite, lentement détruites par des anticorps (maladie auto-immune). La réduction extrême de la sécrétion d'insuline oblige finalement au traitement par l'insuline en piqûres. Le type I s'observe principalement chez les adolescents et les jeunes adultes (soit environ 10% des diabétiques). Les causes de ce diabète ? Une fragilité héréditaire paraît fréquente. 

Dans le diabète de type 1, le pancréas ne produit plus d’insuline. Le taux de sucre dans le sang augmente et la personne se plaint de différents symptômes : elle doit uriner souvent, elle a très soif et très faim et pourtant elle perd du poids et est fatiguée. Ces symptômes surviennent subitement, de telle sorte que le diagnostic de diabète de type 1 peut être rapidement posé. Un enfant propre qui refait pipi au lit doit être un signe d'alerte. De même qu'un amaigrissement soudain malgré un bon appétit et une soif permanente. 

Le diabète de type II

Le diabète de type 2 est une maladie beaucoup plus fréquente que le diabète de type 1. En France, il représente 85 à 90% des patients diabétiques. Dans le diabète de type 2, l’insuline n’est pas produite en quantité suffisante pour satisfaire aux besoins. De plus, ce peu d’insuline fonctionne moins bien : les cellules résistent à son bon fonctionnement. Cette forme de diabète se développe progressivement et les inconvénients ne se font pas sentir immédiatement. De ce fait, le diagnostic intervient souvent très tard, au moment où apparaissent déjà des complications.

Symptômes du diabète de type II

La plupart des personnes atteintes sont asymptomatiques. C’est une maladie qui ne se voit pas ! 50% des patients nouvellement diagnostiqués souffrent déjà de complications au moment du diagnostic. Mais il y a des signes à repérer : plaintes de fatigue, d’une mauvaise vue, d’une sensation de bouche sèche, d’uriner souvent, d’avoir davantage faim ou soif, ou d’avoir des picotements dans les pieds, d’infections qui guérissent mal ou de démangeaisons au niveau des organes génitaux.

Le diabète dans le monde : 

  • 52 millions de diabétiques ont été diagnostiqués en Europe en 2011, soit une prévalence de 8 % de la population adulte.
  • Fin 2011, l’épidémie touchait déjà plus de 356 millions de personnes dans le monde.

Groupes à risque

  • L’un de vos parents ou l’un de vos frères et sœurs ont du diabète
  • Vous souffrez d’un excès de poids relativement important, en particulier au niveau du ventre
  • Vous avez trop de tension artérielle
  • Vous avez des plaies qui tardent guérir ou des infections répétées

Évolution de la maladie 

Le diabète est une maladie presque totalement silencieuse : elle peut évoluer depuis des années, sans que vous ayez ressenti le moindre désagrément. Le problème majeur du diabète de type 2 est le risque de complications. On estime que 2% des diabétiques deviendront aveugles, 10% auront une baisse de l’acuité visuelle, 5 à 10% seront un jour amputés. 

On estime également que 10 à 15% des infarctus, des angioplasties et des pontages coronaires sont réalisés chez des diabétiques. La plupart des complications liées au diabète peuvent être évitées ou retardées pour longtemps, si le diabète est traité correctement. Les schémas de traitement ne cessent de s’améliorer.

Traitement

Il n’existe pas de traitement curatif du diabète.

Dans le cas du diabète de type 1, le traitement consiste à s'injecter une dose d'insuline quotidiennement et avant chaque repas, et ce pendant toute la vie du patient. Cette dose peut être injectée par piqûre ou par pompe. 

Le but du traitement du diabète de type 2 est de combattre la progression de la maladie même, et d’empêcher le développement des complications chroniques en réalisant et en maintenant un bon contrôle métabolique.

Tendances 

La prévalence du diabète de type 2 continue à augmenter en raison du vieillissement de la population mais aussi des conditions de vie de plus en plus favorable à l’apparition de cette maladie (excès pondéral de plus en plus important et fréquent, sédentarité, alimentation non équilibrée,…).

Les diabétiques et le sport

Les effets bénéfiques du sport ne sont plus à démontrer, qu'il s'agissent de prévention cardio-vasculaire, de contrôle du stress, de maintien d'une bonne condition physique etc... pour le diabétique, la pratique du sport a un effet hypoglycémiant. Comme pour la prévention cardio-vasculaire, il ne s'agit pas de se lancer du jour au lendemain dans des courses folles et des efforts violents, il s'agit de commencer progressivement, de s'échauffer avant l'exercice, intensifier lentement et par étape, boire suffisamment etc... Pour les diabétiques, un contrôle préalable du taux de sucre et une hygiène adéquate des pieds sont indispensables.

Le problème le plus fréquemment rencontré chez les diabétiques sportifs est l'hypoglycémie (diminution de la quantité de glucose (sucre de façon générale) contenue dans le sang). Elle se traduit par des palpitations, une transpiration abondante, un sensation de faiblesse et des tremblements. Ces signes apparaissent pendants l'exercice voire quatre à six heures plus tard.

Quelques recommandations:

  • Vérifier le taux de sucre dans le sang régulièrement.
  • Adapter le taux d'insuline à injecter suivant l'intensité de l'effort.
  • Injecter l'insuline dans une zone du corps qui n'est pas directement active pendant l'effort.
  • Ne pas s'entraîner seul....

Il est bon de savoir que certains sports ne conviennent pas aux diabétiques comme le motocycle, le parachutisme, l'alpinisme...

Comment bien surveiller sa glycémie ?

Pour bien vivre avec le diabète, il est essentiel de contrôler régulièrement sa glycémie, c'est-à-dire le taux de sucre dans le sang. Cet auto-contrôle (pratiqué par le diabétique lui-même) est le seul moyen de réagir rapidement si nécessaire, pour éviter des complications graves.

Chaque diabétique est différent, et apprendra à connaître les facteurs qui font augmenter ou diminuer sa glycémie, et à modifier son comportement en conséquence. Par exemple, la mesure de la glycémie permet de constater l'influence d'un type d'aliments sur le niveau de sucre dans le sang, et de modifier éventuellement son régime alimentaire en conséquence. De même, la pratique d'un sport peut modifier la glycémie. 

La glycémie doit donc être contrôlée plusieurs fois par jour. Le plus souvent, les diabétologues conseillent de faire le contrôle le matin avant de petit-déjeuner, le soir avant de dîner, 2 heures après le début d'un repas. La fréquence et l'heure des auto-contrôles sera déterminée par le patient avec son médecin diabétologue.

Les glycémies mesurées doivent impérativement être consignées dans un carnet d'auto-surveillance, qui permettra de surveiller l'évolution de la glycémie en fonction des repas, du sport, du mode de vie, de certaines maladies...

Les méthodes pour contrôler le taux de sucre dans le sang se sont considérablement améliorées ces dernières années. Dans tous les cas, le contrôle nécessite de prélever une goutte de sang, par exemple au bout d'un doigt. Le sang est déposé sur une bandelette, qui donne la valeur de la glycémie, ou sur un lecteur de glycémie, qui indique directement le taux à l'écran. Certains appareils assurent même le prélèvement du sang et l'affichage de la glycémie, ne nécessitant qu'un seul geste. Rapide, efficace et fiable !

Le transport du matériel au quotidien

Transporter le matériel de soins quotidiens (insuline, aiguilles, lecteur de glycémie, etc...) n'est pas simple pour un diabétique, notamment pour le diabète de type 1 qui demande l'injection fréquente d'insuline. 


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