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Conseils : Hypertension artérielle

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Rare dans les pays en voie de développement, l’hypertension artérielle est l’une des pathologies les plus fréquentes et les plus préoccupantes des pays occidentaux. Elle constitue un des principaux facteurs de risque cardiovasculaires. Elle joue un rôle crucial dans la morbidité et la mortalité dans les pays occidentaux.

Au sommaire :

Qu'est-ce que la tension artérielle ?

La tension artérielle mesure la tension exercée par le sang sur les parois des artères. Elle correspond à deux mesures : celle de la tension exercée par le sang sur les artères lors de la phase de contraction et d'éjection des oreillettes et des ventricules (pression systolique) et celle exercée lors de la phase de remplissage des cavités cardiaques (pression diastolique).

Qu'est-ce qu'une tension réputée normale ?

Une tension est réputée normale jusque 14 pour la maxima (ou systolique) et 9 pour la minima (ou diastolique)

Quand y a-t-il hypertension artérielle ?

Il y a hypertension lorsque le maxima est égale ou supérieure à 16 et/ou si la minima est égale ou supérieure à 9,5. Il est a noter que la tension des certains sujets âgés, du à la perte progressive de souplesse des artères, est plus élevée mais celle-ci resterait "normale" jusque vers 16 de maxima et 9 ou 9,5 de minima.

L'hypertension artérielle est le facteur de risque numéro un des accidents cérébraux de toutes natures. Elle n'entraîne aucun trouble apparent immédiatement. Les dégâts se font peu à peu pour n'être visibles clairement que dix ou quinze ans plus tard.

Les chiffres de tension constatés lors d'un examen ont une valeur relative. En effet, il y a des causes d'erreur de mesure et la tension peut varier d'un moment à un autre surtout chez des patients nerveux. Il faut donc répéter la mesure lors du même examen et faire au moins deux examens successifs avant d'envisager un traitement.

Bon à savoir

1. Plus la tension artérielle s'élève, plus le risque d'accident cardio-vasculaire augmente.
2. L'hypertension favorise toutes les atteintes de l'athérosclérose coronaire (infarctus), cérébrale et des artères de jambes.
3. Le risque artériel augmente régulièrement avec les chiffres de tension, même dans la zone dite "normale". Autrement dit, plus la tension est basse plus le risque d'accident artériel est faible.
4. L'hypertension artérielle est la cause d'hypertrophie et de défaillance du cœur, d'insuffisance rénale et d'altération de la paroi des artères, y compris le développement et la fissuration des anévrismes.
5. L'hypertension débute chez des sujets jeunes.
6. L'hypertension use les artères qui deviennent rigides. Ces modifications favorisent le dépôt de cholestérol.

D'où vient l'hypertension artérielle ?

Il est très rare qu'on en connaisse les causes précises. Il s'agit d'un dérèglement de notre système de contrôle de la pression sanguine. Ce contrôle, très sophistiqué, met en jeu plusieurs organes: les artères, le cœur, les reins, le système nerveux…sans oublier le sang bien entendu.

Ce dérèglement a des causes variées et souvent cumulées. Par exemple, chez le sujet jeune ayant une nervosité excessive, l'hypertension peut être due à un excès de tonus des nerfs sympatiques, qui entraîne un débit cardiaque exagéré. Le dérèglement peut aussi provenir des reins produisant un excès d'hormone (la rénine) qui élève la pression artérielle. La cause essentielle semble se situer dans la paroi de l'artère qui devient hypersensible et se contracte de manière excessive ce qui élève le pression du sang.

Les facteurs de risque

Les facteurs de risque de l'hypertension artérielle sont assez nombreux :

  • obésité
  • tabac
  • âge : la fréquence de l'hypertension artérielle augmente avec l'âge
  • alimentation (alimentation riche en sel, graisses alimentaires)
  • alcool
  • hérédité (antécédents familiaux d'hypertension artérielle)
  • stress
  • manque d'activité physique

L’hypertension, une maladie insidieuse

L’un des problèmes majeurs de l’hypertension, outre son aspect mortel à long terme, est son caractère souvent asymptomatique. Le patient hypertendu ne ressent généralement rien si son hypertension reste stable dans le temps. Ce n’est qu’en cas d’augmentation sévère ou en cas de brusque poussée hypertensive que l’on peut éventuellement ressentir des symptômes comme des céphalées, nausées, vomissements, troubles visuels ou auditifs, … Cela explique pourquoi les hypertendus prennent connaissance de leur état qu’à l’occasion d’un contrôle de routine de la tension artérielle ou de l’apparition des complications de cette maladie.

Traitement de l'hypertension

Chez la plupart des patients, l’hypertension n’est pas un facteur de risque cardiovasculaire isolé. Elle fait partie d’un ensemble de phénomènes pathologiques qui, réunis, constituent le syndrome métabolique (dyslipidémie, obésité, résistance à l’insuline, diminution de la tolérance au glucose et hypertension). Une hyperactivité sympathique est à la base de ce syndrome.

Ces différents facteurs augmentent le risque de développer une atteinte rénale ou des maladies cardiovasculaires tels qu’infarctus du myocarde, l’AVC, la maladie coronarienne et l’hypertrophie ventriculaire gauche.

Le traitement de l’hypertension est dès lors plus qu’une simple normalisation des valeurs tensionnelles ; ce traitement doit comporter une approche globale des divers facteurs de risque cardiovasculaires qui englobent le syndrome métabolique.

Une nouvelle classe d’antihypertenseurs à action centrale répond à cet objectif : les SIRA. La moxonidine est un agoniste sélectif des récepteurs I1 de l’imidazoline. Sa liaison sélective aux récepteurs I1 de l’imidazoline centraux diminue l’hyperactivité sympathique souvent associée à l’hypertension artérielle.

Parlez-en à votre médecin, il est votre meilleur guide.


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