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Conseils : Mucites et soins de la bouche pendant une chimiothérapie

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 Sensation de bouche sèche, goût métallique des aliments, infection fongique ou virale, les troubles au niveau de la bouche sont fréquents en cas de chimiothérapie ou de radiothérapie. Les mucites représentent un des effets secondaires les plus fréquents des traitements, et augmentent le risque de dénutrition. Pour vous aider à prévenir et à traiter ces maux, suivez nos conseils afin de retrouver une bouche saine !

Les mucites, qu’est-ce que c’est ?

Les mucites sont une inflammation de la muqueuse buccale et pharyngée, causée par une perturbation des tissus de la muqueuse buccale.

Dans le cas d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie, le processus inflammatoire débute par la production de composés qui endommagent directement la muqueuse, conduisant à des lésions à l’intérieur de la bouche. Une irritation apparaît généralement dès la première semaine de traitement et peut durer jusqu’à 2 semaines après l’arrêt. On remarque d’abord une rougeur et un léger gonflement, évoluant vers une ulcération qui peut s’infecter. Très douloureuses, les mucites peuvent être associées à une gêne lors du passage des aliments dans la bouche, le pharynx ou l’œsophage. 

 

Comment prévenir l’arrivée de mucites ?

On évite (mieux, on arrête !) tabac et alcool, afin de ne pas sensibiliser encore plus la muqueuse buccale.

  •      Avant le début d’un traitement, on passe chez le dentiste

Afin de pouvoir sourire à pleines dents, programmer un rendez-vous chez le dentiste, au moins 3 semaines avant le début de la chimiothérapie ou radiothérapie. C’est le bon moment pour faire un petit check-up, et vérifier que tout va bien. Cela vous laisse le temps de faire des soins et un détartrage si besoin.

N’hésitez pas à demander à votre dentiste de vous montrer comment bien se brosser les dents, cela ne coule pas forcément de source !

  •      Pendant le traitement, on mise sur l’alimentation

Dès le début de la chimiothérapie ou radiothérapie, buvez 2 litres d’eau par jour, et rincer vous la bouche régulièrement, pour maintenir une hydratation suffisante. Favorisez les eaux bicarbonatées si vous n’êtes pas sujets aux ballonnements (St Yorre, Vichy Célestins, Rozana, Badoit, Quézac), et notamment en cas d’aphtes. Fractionnez vos repas et coupez vos aliments en morceaux. Favorisez les aliments tièdes ou froids : faites-vous plaisir, les glaces à l’eau et les sorbets vont soulager et prévenir les gênes. Attention toutefois, certains traitements anticancéreux peuvent entraîner un inconfort avec la nourriture froide, on évite tout apport de froid dans ces cas. Limitez les aliments durs, ou trop acides (tomates, vinaigre et agrumes notamment). Evitez les aliments irritants pouvant provoquer des microlésions de la muqueuse : comme les fruits secs à coque, le gruyère, le kiwi, et les épices telles que le poivre et le piment. A titre préventif, vous pouvez sucer des glaçons pendant une ou deux heures, avant la perfusion de chimiothérapie.

 

Comment traiter les mucites ?

  •      Les différents stades d’une mucite

Selon le grade de la mucite, votre médecin peut vous conseiller différents traitements. Le stade 2 est rarement dépassé si les conseils et les traitements sont mis en place. Cependant, une mucite peut se compliquer en stade 3 et 4, notamment dans certains cas : chimiothérapie de longue durée ou administrée à hautes doses, fumeurs et consommation d’alcool excessive, diabétiques, personnes âgées, mauvais état buccal avant la chimiothérapie.

Stade 0 : il correspond à l’absence de mucite, dans ce cas, on suit les conseils de précaution et d’hygiène buccale, ainsi que des bains de bouche au bicarbonate prescrit par le médecin.

Stade 1 : on observe un début de rougeurs, de gêne ou de douleur. En plus des bains de bouche, vous pouvez sucer des glaçons afin d’anesthésier la douleur. La prise d’antalgiques peut aider à soulager la douleur.

Stade 2 : apparition d’un érythème et d’ulcérations de la muqueuse. Les bains de bouche au bicarbonate 1,4%, avec des corticoïdes et des anesthésiques locaux permettent de réduire l’inflammation et la douleur. Le médecin peut également prescrire des anti-douleurs de niveau 2, plus puissants, en cas de nécessité.

Les Stades 3 et 4 correspondent à des complications des mucites, elles sont plus rares. L’alimentation est uniquement liquide afin de palier la douleur, et les traitements anti-douleurs sont augmentés.

  •      L’alimentation

Privilégiez une alimentation mixée et crémeuse, tiède ou froide. Vous pouvez également vous aider d’une paille pour les soupes et les boissons, afin d’éviter un contact avec les muqueuses lésées.

Nos conseils pour chouchouter votre bouche

- Equipez-vous d’une brosse à dents manuelle extra-souple (7/100 ou 13/100ème), que vous trouverez en pharmacie, ainsi qu’un dentifrice non mentholé doux.

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- Usez et abusez de baumes à lèvres très nourrissants : à base de vaseline, de karité ou de beurre de cacao (contre-indiqué en cas d’oxygénothérapie) 

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- Bannissez les cure-dents, les bains de bouche alcoolisés ou contenant des antiseptiques comme de la chlorhexidine. Favorisez plutôt un bain de bouche renforçant la muqueuse buccale.

- Entretenir ses prothèses dentaires, ne pas les enlever la nuit sauf en cas de muqueuses irritées, ou si des aphtes ou des mycoses sont présents.

-Si besoin, munissez-vous de sprays buccaux lubrifiants et protecteurs de la cavité buccale. 

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Vous avez toutes les clés en main pour prendre soin de votre bouche et retrouver le sourire au plus vite !

Sachez dépister une dénutrition

Et si malgré les soins, votre bouche s’enflamme et vous fait mal, adressez-vous à votre oncologue qui, en plus des traitements anti-douleurs et anti-infectieux mis en place, pourra vous conseiller une hygiène alimentaire personnalisée.

En effet, une diminution des apports alimentaires peut engendrer une dénutrition. Quelques signes doivent vous alerter : une perte de poids de 10 % en moins de 6 mois ou de 5% en moins de 1 mois, ou une perte de poids plus faible mais liée à une réduction de l’activité quotidienne et une fatigue. C’est pourquoi il est important de se peser une fois par semaine, dans les mêmes conditions, et de s’écouter.

Une difficulté à s’alimenter peut altérer la qualité de vie et augmenter le risque dénutrition, et donc de complications (infections, difficulté à cicatriser…). Des mesures hygiéno-diététiques adaptés peuvent aider à corriger ou maintenir un apport alimentaire suffisant pour préserver une bonne alimentation. La prise de compléments nutritionnels oraux hypercaloriques et hyperprotéinés peut être utile. Ces compléments se présentent sous différentes formes : salés ou sucrés, aux fruits ou lactés. Les textures peuvent être liquides (boissons, soupes) ou solides (biscuits, yaourts ou plats préparés). Une grande variété de goûts est disponible. N’hésitez pas à contacter votre médecin traitant dès les premiers signes de troubles alimentaires.

 

 

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