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Conseils : Désordres urinaires liés à une hypertrophie bénigne de la prostate, comment les soulager ?

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La prostate est une glande présente uniquement chez les hommes. Elle est située sous la vessie et en avant du rectum et entoure le canal de l’urètre qui conduit l’urine de la vessie pour l’évacuer.

Les testicules sont le siège de la production des spermatozoïdes. Ils progressent par les canaux déférents et rejoignent les canaux éjaculateurs puis se mélangent au liquide prostatique pour former le sperme. Les canaux éjaculateurs s’abouchent à l’urètre au sein de la prostate.

L’urètre permet ainsi le cheminement de l’urine et de sperme au travers du pénis. Dans sa portion prostatique, l’urètre est entouré de deux sphincters (muscles lisses qui ouvrent ou ferment la lumière de l’urètre), l’un à l’entrée (sphincter supérieur), l’autre à la sortie (sphincter inférieur).

Les sécrétions prostatiques sont stockées dans les vésicules séminales.

Sa position anatomique explique les symptômes urinaires ressentis en cas de dysfonctions, anomalies ou malformation de cette glande.

La prostate peut être le siège de plusieurs maladies : le cancer, la prostatite (inflammation aigue de la prostate) ou l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ou adénome prostatique. Cette dernière pathologie correspond à une augmentation de volume de la glande en son centre.

L’hypertrophie bénigne de la prostate est une pathologie fréquente chez les hommes. Son incidence augmente avec l’âge. A partir de cinquante ans, de nombreux hommes commencent à ressentir quelques désordres notamment lors de la miction (émission d’urine). Près de 2 millions de personnes sont traitées en France pour cette pathologie et environ 1 personne sur 10 nécessitera une opération chirurgicale. On retrouve une HBP chez 80% des hommes de plus de 80 ans sans que toutefois tous ressentent une gène.

Symptômes

- Jet d’urine faible
- Envies fréquentes d’aller uriner pour l’émission de faibles quantités
- Nécessité de se lever la nuit
- Besoin de pousser pour uriner
- Impression que l’émission d’’urine n’est pas complète
- Fuites urinaires
- Apparition de besoins impérieux d’uriner (quand l’envie d’uriner se fait de manière subite et très urgente)
- Douleur ou gêne à la miction (dysurie)

La présence des symptômes et leur sévérité n’est pas forcément en relation avec l’importance du volume de la prostate. Une HBP de faible ampleur pourra provoquer des manifestations urinaires importantes alors qu’un patient ayant un volume prostatique élevé ne ressentira que peu de gènes.

Quand consulter son médecin

- Présence de sang dans les urines
- Fièvre
- Douleurs à la miction
- Blocage ou impossibilité d’uriner
- Emission de calculs urinaires
Une modification de la sexualité peut survenir en cas d’HBP. Des solutions existent pour y remédier. Demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Comment se soigner

Un médecin généraliste peut tout à fait prendre en charge le début de la pathologie et évaluer la nécessité de la mise en place d’un traitement. SI l’HBP est sévère ou compliquée, il vous orientera vers un urologue

Médicaments           

Un traitement médicamenteux peut être proposé chez les patients qui présentent une HBP symptomatique plus ou moins compliquée. En cas d’échec de plusieurs médicaments, une chirurgie pourra être indiquée.

Les principaux médicaments utilisés pour soulager les troubles urinaires sont les alpha-bloquants (qui favorisent le relâchement de la vessie), les inhibiteurs de la 5-alpha réductase (qui diminuent le volume de la vessie) et des médicaments à base de plantes (phytothérapie). Ces traitements ont une efficacité comparable mais les deux premiers cités peuvent induire des effets indésirables au niveau de la sexualité en troublant l’érection ou l’éjaculation.

Phytothérapie

La phytothérapie est l’utilisation de plantes à des fins thérapeutiques. Dans le cas de l’HBP, plusieurs plantes ont montré une efficacité sur les troubles mictionnels =. Les personnes candidates à l’utilisation de ces médicaments sont davantage des hommes qui souffrent de troubles mictionnels légers à modérés. Le profil de tolérance des médicaments de phytothérapie est excellent.

Même si leur mécanisme d’action reste pour l’heure encore méconnu, certains effets sont quand même mentionnés comme une activité antiandrogénique, anti-estrogénique et anti-inflammatoire, voire d’inhibition des facteurs de croissance.

Les médicaments et compléments alimentaires les plus connus sont le Serenoa Repens ou Saw Palmetto (Permixon®, Prostamol ®) et le Pyeum africanum ou Prunus africanus (Tadenan®)

La courge (Cucurbita pepo, la citrouille et la grenade (Punica granatum) ont également des effets protecteurs au niveau de la prostate et aident à son bon fonctionnement (Acyprost®). Les pépins de courge ont en effet une activité anti-inflammatoire et limite la croissance des tissus prostatiques.

La racine d’ortie freine également la croissance du volume de la prostate en ayant une action anti-aromatase : enzyme impliquée dans la conversion de la testostérone).

Pour ces médicaments, il est conseillé de faire deux cures de trois mois par an. La prise de ces médicaments ou compléments alimentaires ne dispensent pas d’un suivi régulier (dosage sanguin des PSA et toucher rectal chaque année) auprès de votre médecin.

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Homéopathie

Différentes souches sont à prendre en priorité en cas d’HBP. L’utilisation de médicaments homéopathiques ne contre indique pas l’usage d’autres médicaments qu’ils soient allopathique ou de phytothérapie. Ils ont l’avantage de ne pas provoquer d’effets indésirables et de n’être responsable d’aucune interaction médicamenteuse.

Sabal serrulata et Conium maculatum se prennent ainsi de préférence à la dilution de 5CH et à raison de 3 granules 3 fois par jour.

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Conseils

- L’apparition d’une hypertrophie bénigne de la prostate est souvent en rapport avec l’âge et une hérédité semble avoir une influence positive sur sa survenue. D’autres facteurs de risque existent comme une alimentation riche en graisses animales, l’obésité, le diabète, le tabagisme, l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle. Il convient donc d’adapter un régime alimentaire équilibré et de pratiquer régulièrement activité sportive
- Consultez votre médecin régulièrement à partir de 50 ans et même en absence de symptôme
- Buvez abondamment et régulièrement tout au long de la journée. L’urine ayant tendance à plus stagner dans la vessie et la vidange se faisant moins bien, le risque d’infection urinaire est majorée.
- Ne vous retenez pas d’aller uriner
- Videz bien votre vessie. Pour cela, privilégiez la position assise confortablement, le pantalon baissé sur en bas des jambes et ne poussez pas sur le jet d’urine.
- Une supplémentation en oméga 3 peut être intéressante.
- Limitez la consommation d’alcool et sevrez-vous du tabac

 

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