Total

Conseils : Hypermélanose

Haut

La mélanogénèse est influencée par des facteurs extérieurs qui entraînent une augmentation de la production de mélanines et, par voie de conséquence, une coloration localisée plus importante.

Les gènes, le soleil, les hormones de la grossesse et le vieillissement cutané sont les principaux facteurs qui influent sur l’hyperpigmentation : 63 % des taches brunes sont dues au soleil ; 32 % à des inflammations ou des problèmes liés aux hormones et 24 % aux hormones de grossesse. Résultat de l’accumulation de mélanine dans l’épiderme ou le derme, l’hypermélanose peut se manifester de différentes façons : 95 % des patients consultent pour des taches brunes sur le visage ; 37 % pour des taches sur les mains et 10 % pour des taches brunes dans le décolleté.

Au sommaire :

Soleil et taches brunes

Le soleil est l’un des principaux facteurs de vieillissement prématuré de la peau. Le vieillissement provoqué par l’exposition aux rayons solaires, appelé vieillissement actinique, est essentiellement dû aux agressions des rayonnements ultraviolets. Les conséquences sont intimement liées à la durée cumulée des expositions au soleil et au degré de pigmentation naturelle de la peau. Le rayonnement solaire augmente la production de radicaux libres qui altèrent les éléments cellulaires de la peau que sont les kératinocytes, les fibroplastes et les mélanocytes.

L’héliodermie est l’apparition de rides, de sécheresse cutanée, de relâchement de la peau et de troubles pigmentaires. Elle peut apparaître chez les personnes dès l’âge de 30 ans, sur les zones découvertes que sont le visage, le cou, le dos et les mains. Ces taches pigmentaires sont essentiellement dues à l’augmentation du volume de certains mélanocytes, associée à la réduction du nombre de mélanocytes fonctionnels. Les traductions cliniques de l’héliodermie sont multiples : éphélides ou « taches de rousseur » dont le nombre et l’intensité augmentent sous l’effet de l’exposition aux ultraviolets, lentigos solaires des zones surexposées au soleil ; hyperchromie (pigmentation anormale) de type mélasma dont l’intensité est directement liée à l’exposition aux ultraviolets A et B ; « dermite en breloque » qui est une séquelle d’une photosensibilisation induite par un parfum.

Le traitement préventif et curatif des taches brunes provoquées par le rayonnement des ultraviolets A et B doit impérativement passer par une protection solaire optimale et par l’utilisation d’un dépigmentant.

Âge et taches brunes

Le vieillissement de la peau est, pour partie, la traduction naturelle d’une provation hormonale (progestérone et œstrogène). Celle-ci apporte des stigmates qui ne font qu’accélérer la sénescence cutanée. Le vieillissement cutané intrinsèque est une atrophie qui s’accompagne de phénomènes d’atonie, de dessèchement cutané et de troubles pigmentaires. Le principal trouble pigmentaire est le lentigo sénile, qui apparaît vers la cinquantaine sur les parties découvertes de la peau , et plus particulièrement sur le dos des mains et parfois sur le visage. Petites taches de couleur brune, lisses, de quelques millimètres à quelques centimètres de diamètre, elles peuvent évoquer un processus sénile prolifératif débutant. 

Leur pronostic est toujours bénin. On les distingue des lentigos solaires sur les zones surexposées au soleil, comme les épaules et la nuque, et qui peuvent apparaître dès l’adolescence.

La prévention des taches de vieillesse passe par une hydratation optimale, des soins anti-âge et une surveillance cutanée constante, ainsi qu’un traitement dépigmentant adapté dès leur apparition, afin d’éviter que de nouvelles taches n’apparaissent. Les dépigmentants jouent un rôle important dans le traitement de ces lésions étant donné qu’ils améliorent le fonctionnement de la mélanogenèse. 

Grossesse et taches brunes

Pendant la grossesse, les modifications hormonales peuvent provoquer l’apparition imprévue de dermatoses hyperchromiques. C’est le cas du chloasma, hypermelanose ou masque de grossesse, qui apparaît surtout dans la deuxième moitié de la grossesse. On le rencontre plus particulièrement chez les femmes brunes du type phototype IV.

Les contours de la tache sont irréguliers, avec une disposition symétrique de cette dernière sur le front, les joues, les tempes, la lèvre supérieure ou le menton. Cette nappe homogène est parfois parsemée de petites taches lenticulaires. La couleur est variable et s’intensifie sous l’effet des ultraviolets. Surnommé « masque de grossesse », le chloasma s’associe habituellement à une pigmentation de la ligne sous-ombilicale, de l’aréole des seins et des organes génitaux externes. Cette pigmentation, fréquente, apparaît brusquement mais s’atténue fortement ou disparaît totalement après l’accouchement, dès le retour des règles. Une pigmentation résiduelle peut toutefois subsister pendant des mois, voire des années. 

La prophylaxie solaire et une bonne photo-protection UVA et UVB doivent être de mise pendant la grossesse, avec une vigilance accrue en deuxième partie de grossesse. Les dépigmentants peuvent aussi s’avérer efficaces. Leur utilisation systématique sera garante de leur efficacité.

Pilule et taches brunes

Le mélasma est une hypermélanose en nappe du visage, bénigne mais inesthétique qui s’observe surtout chez les femmes brunes du type phototype IV, dans diverses circonstances étiologiques. Lors des traitements oestro-progestatifs, 5 à 30 % des femmes utilisant des contraceptifs oraux présentent cette dermatose (affection de la peau. Le mélasma semble donc être un des effets directs de la pilule. Toutefois, une fois la prise de pilule arrêtée, il ne régresse pas systématiquement. 

Comme pour le chloasma, les contours de la tache sont irréguliers, avec une disposition symétrique sur le front, les joues, les tempes, la lèvre supérieure ou le menton. Cette nappe homogène est parfois parsemée de petites taches lenticulaires. La couleur est variable et s‘intensifie sous l’effet des ultraviolets.

Sur le plan histologique, le pigment mélanique peut être épidermique, dermique ou mixte. Le nombre de mélanocytes est normal, mais leur fonctionnement est accru sous l’effet de la stimulation hormonale. Schématiquement, il semble que les oestrogènes aient une action pigmentogène qui peut se manifester même après une utilisation topique, suggérant une action directe sur les mélanocytes. Quant à l’effet de la progestérone, il est controversé. Œstrogène et progestérone semblent néanmoins avoir un effet synergique sur le mélanocyte. 

Le traitement est à la fois préventif et curatif. La première des préventions est de valider l’utilité et l’adaptation du traitement contraceptif. La prophylaxie solaire et une bonne photoprotection UVA et UVB doivent également accompagner toute prise de pilule. Les dépigmentants ont un rôle à jouer dans cette indication, en prévention avant toute exposition solaire et pour assurer une coloration plus homogène de la peau.

Hormones et taches brunes

De nombreuses hormones sont impliquées dans les hyperpigmentations. Chez les femmes, les hormones sexuelles (surtout les oestrogènes et la progestérone) ont des taux qui varient avec le cycle cellulaire, la grossesse, l’utilisation de contraceptifs et la ménopause (THS). Autant de facteurs particulièrement impliqués dans les hyperpigmentations.

D’autres hormones, souvent synthétisées par l’hypophyse (comme l’ACTH) peuvent aussi jouer un rôle : certaines hyperpigmentations sont associées à des maladies endocriniennes.

Enfin, des facteurs psychologiques, tels que l’anorexie nerveuse, peuvent également intervenir dans la genèse des hyperpigmentations.

Une solution possible ?

Les laboratoires Merck ont intégré le Rucinol dans un programme spécifique anti-taches brunes. L’originalité du Rucinol (ou 4-n-butylresorcinol) repose sur son action unique. En effet, le Rucinol attaque le problème à la racine. Grâce à sa double action, le Rucinol bloque, d’une part, la production excessive de mélanine (responsable de l’apparition des taches brunes), et freine, d’autre part, la production de mélanine noire, ce qui garantit que votre peau retrouvera son teint d’origine. 

Le Rucinol est, jusqu’à présent, le seul composant actif breveté agissant sur deux phases différentes de la production de mélanine. Ce qui est spécifique au Rucinol, c’est que la molécule maintient le processus de fabrication naturel et indispensable de la mélanine. 

Pour un traitement efficace et durable des taches brunes, ce produit (Iklen) agit en deux temps : un traitement d’attaque avec un serum et un traitement d’entretien/préventif avec une crème.

Parlez-en à votre médecin.


Retour au sommaire des conseils de LaSante.net

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation des cookies.
Ils permettent certaines fonctionnalités comme par exemple la sauvegarde de votre panier. En savoir plus