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Conseils : Polyarthrite rhumatoïde

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L’arthrite rhumatoïde est la deuxième forme d’arthrite la plus répandue. Sa prévalence dans la population générale est d’environ 0.8 %, avec une nette prédominance chez la femme (3 femmes atteintes pour 1 homme). En France, environ 400 000 personnes souffrent de PR (polyarthrite rhumatoïde).

Au sommaire :

Qu’est-ce que la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie chronique auto-immune qui engendre douleur, gonflement et raideur des articulations des mains, des pieds et des poignets et qui finit souvent par provoquer une destruction de ces articulations. Contrairement à l’arthrose, l’atteinte articulaire la plus fréquente, la PR est une maladie auto-immune au cours de laquelle les articulations sont enflammées de manière symétrique, ce qui aboutit à une destruction progressive du cartilage et de l’os adjacent. 

Quel est la cause de cette maladie et quand survient-elle ?

La cause de cette maladie est inconnue. Une prédisposition génétique a été identifiée. Les facteurs environnementaux peuvent également jouer un rôle.

La maladie peut survenir à tout âge mais plus fréquemment entre 25 et 50 ans.

Quels sont les symptômes ?

- Le début de la maladie est généralement insidieux avec une atteinte articulaire progressive qui peut être aiguë et une inflammation simultanée de plusieurs articulations.

- Le signe clinique le plus évident est la douleur au niveau de ces articulations et l’enflure.

- L’épaississement synovial (la synovie permet de lubrifier les surfaces articulaires et de faciliter leur glissement pendant les mouvements) touche les articulations les plus atteintes.

- On constate une raideur pendant plus de 30 minutes après le lever matinal ou une période prolongée d’inactivité, une fatigue et un malaise en début d’après-midi.

- Des déformations aux niveaux des articulations atteintes peuvent apparaître assez rapidement.

Quels examens peuvent être pratiqués pour déceler la maladie ?

Des examens hématologiques : l'étude du sang révèle la présence d’un anticorps appelé facteur rhumatoïde qui est présent dans le sang d’environ 80% des adultes atteints de PR.

Examen du liquide synovial : le liquide synovial apparaît trouble en période de poussée inflammatoire.

Examen radiologique : dans les premiers mois d’évolution, on ne distingue que le gonflement des parties molles. Ensuite, on pourra observer une ostéoporose péri-articulaire, un pincement de l’interligne et des érosions sous-chondrales (cartilage).

Quels sont les traitements pour la PR ?

Il n’existe aucun remède pour guérir la PR. On s’efforce de trouver des traitements qui pourront non seulement soulager la douleur et l’inflammation mais également ralentir la progression de la maladie, empêchant ainsi la destruction du cartilage et de l’os.

Un diagnostic précoce et un traitement agressif sont nécessaires pour retarder la dégradation fonctionnelle et les dommages irréversibles des articulations.

Les traitements à envisager sont les suivants.

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) 

Ils diminuent le gonflement, soulagent la raideur et la douleur en réduisant l’inflammation des articulations, mais ne modifient pas le caractère évolutif de la PR et les dommages qui en résultent. Les AINS sont des médicaments délivrés sur prescription médicale comme les inhibiteurs de la COX-2. D’autres produits sont en vente libre comme l’aspirine, l’ibuprofène ou le naproxène.

Corticostéroïdes

Ce sont des hormones prises par voie orale ou administrée par injection pour diminuer l’inflammation.

Agents rhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM) classiques

Ils soulagent la douleur et diminuent le gonflement des articulations tout en ayant un impact sur la progression de la maladie ; les ARMM classiques sont notamment le méthotréxate, les sels d’or, l’hydroxychloroquine et la sulfasalazine.

Agents biologiques

Au cours des dernières années, une nouvelle classe de médicaments désignés sous le nom de traitement anti-TNF ont fait leur apparition pour le traitement des patients atteints de PR chez qui les traitements traditionnels ont échoué.

Ce sont des traitements modificateurs de la maladie qui inhibent le facteur de nécrose des tumeurs (TNF). Le TNF est une protéine naturellement présente dans l’organisme et qui joue un rôle central dans les pathologies inflammatoires. Lors de PR, le TNF s’accumule au niveau des articulations et donne naissance à une réponse inflammatoire qui provoque un gonflement, de la douleur et des dommages articulaires.

Il a été démontré que ces traitements anti-TNF améliorent les signes et symptômes de la PR et inhibent la progression des dommages structurels aux articulations. Sous la forme de seringues préremplies, ce nouveau traitement prescrit par les rhumatologues permet aux patients de se traiter seul, facilement et chez eux grâce à une injection toutes les deux semaines

Quel est le pronostic pour les patients atteints de PR ?

Beaucoup de patients finissent par avoir des difficultés à se livrer aux activités de la vie quotidienne. Le pronostic à long terme chez les patients atteints de cette maladie est défavorable. Un grand nombre d’entre eux sont condamné à une invalidité croissante et à un décès prématuré.

Qui consulter en cas de polyarthrite rhumatoïde ?

Les rhumatologues sont spécialisés dans le traitement de la PR et ont une bonne expérience du cycle et de la complexité de cette maladie.

Parlez-en à votre médecin.


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