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Conseils : Enurésie nocturne ou "pipi au lit"

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L’énurésie nocturne est, à un âge où le contrôle volontaire doit être présent, le fait d’uriner de manière spontanée pendant le sommeil. 

L’énurésie nocturne se retrouve chez 30% des enfants à l’âge de 4 ans, 10 à 15% à 6 ans, 3% à 12 ans et 1% à 18 ans. Elle est plus fréquente chez les garçons que chez le filles.

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Pourquoi mon enfants est-il énurétique ?

L’énurésie semble avoir une origine familiale, le risque pour un enfant d’être énurétique est de 77% si les deux parents l’étaient et de 44% si l’un des deux parent l’était. L’énurésie est aussi parfois associée à des troubles du sommeil. 

Environ ¾ des enfants énurétiques ont des symptômes évocateur de dysfonction vésicosphinctériennes : le besoin d’uriner apparaît lorsque la vessie est pleine. Notre vessie contient un muscle appelé détrusor qui, de manière simplifiée, permet d’uriner en comprimant la vessie. Chez ¾ des enfants énurétiques, ce muscle est instable et a tendance à se contracter brutalement, de manière involontaire alors que la vessie n’est que peu remplie et que le besoin d’uriner n’était pas encore ressenti. A savoir que ce phénomène peut se produire également la journée. L’enfant, très concentré dans un jeu se laisse surprendre mais, étant conscient, il peut réagir immédiatement mais parfois trop tard. Cette instabilité du détrusor est due à un retard de maturation du contrôle par le système nerveux central de l’activité du muscle de la vessie. Dans certains cas, cette instabilité peut être due à une anomalie de l’urètre.

Normalement, la production d’urine diminue pendant le sommeil. Chez un quart des enfants énurétiques, ce n’est pas le cas. On parle alors de polyurie nocturne. Certaines pathologies peuvent entraîner ce type de problème comme le diabète sucré, diabète insipide central ou néphrogénique, tubulopathie et insuffisance rénale. Il ne faut pas négliger la recherche de causes organiques, en particulier l'infection urinaire qui peut être secondaire à certaines malformations du système urinaire entraîner une énurésie.

A partir de quel âge faut-il penser à médicaliser le « pipi au lit » ?

A partir de l’âge de 5 ans, l’enfant commence à se sentir mal dans sa peau à cause de ce problème. Il peut arriver qu’il se replie sur lui-même, développe un sentiment de culpabilité et d’anxiété, limite les contacts sociaux en refusant par exemple de loger chez un ami, de partir en voyage avec un groupe d’ami comme les classes vertes etc… C’est pourquoi, on considère que, même si l’énurésie se résout souvent spontanément, c’est entre l’âge de 5 et 7 ans qu’une prise en charge médicale est souhaitable. Mais, quand ce problème survient pendant la journée également, il est recommandé de consulter dès l’âge de 4 ans. 

Quels traitements ?

Il n’y a pas d’unanimité au sujet des traitements concernant l’énurésie nocturne. Cependant, il existe quelques traitements.

- La desmopressine est le composant actif d’un spray nasal à administrer environ une heure avant le coucher. En raison de son action rapide, ce spray peut également être utilisé dans le cadre de traitements de courtes durées et ne présente pour ainsi dire aucun effet secondaire. 

- Il existe également la toltérodine, nouvel anticholinergique puissant ayant une sélectivité fonctionnelle pour les récepteurs muscariniques de la vessie.

- Système d’alarme, culotte équipée d’un senseur et reliée à un réveil, peut être une solution efficace mais sans résultats immédiats. Il faut 5 à 12 semaines de traitement pour 65-70% de réussite.

- L'imipramine, antidépresseur tricyclique, n’est plus conseillé en traitement primaire à cause de ses effets secondaires.

- Oxybutynine, anticholinergique qui réduit les contractions de la vessie instable et augmente ainsi la capacité vésicale fonctionnelle, est déconseillé comme premier traitement à cause des effets secondaires.

Aucune monothérapie ne donne à ce jour 100% de guérison. Plusieurs combinaisons de médication ont été testées comme l’association de thérapie comportementale et d’un système d’alarme (100% de réussite mais très stressant pour l’enfant et la famille).

La thérapie combinée sous forme de desmopressine et de toltérodine semble pour le moment la solution la plus rapide et la plus efficace. 

Parlez-en à votre médecin.


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