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En savoir plusAvec l'aimable collaboration de la Ligue francophone belge contre l'Épilepsie.
Une crise d'épilepsie est l'expression d'un trouble momentané de l'activité électrique des cellules nerveuses du cerveau. Ce trouble est soit généralisé, soit local. Une « épilepsie » est définie par la survenue répétée de crises d'épilepsie.
Au moment de la crise, le cerveau ne peut plus fonctionner correctement. Entre les crises en revanche, le cerveau fonctionne normalement dans la majorité des cas.
L'épilepsie touche les personnes sans distinction de sexe, d'âge, d'intelligence, de milieu social ou de race. N'importe qui peut développer une épilepsie et il a été établi que 5 % de la population peut faire une crise d'épilepsie à tout moment.
On ne parvient pas toujours à déterminer la cause de l'épilepsie. On parle alors d'épilepsies idiopathiques.
Beaucoup d'épilepsies sont causées par des lésions cérébrales survenues par exemple suite à un accident de la route, un trouble vasculaire, une naissance difficile... Il s'agit d'épilepsies symptomatiques.
Le caractère héréditaire de l'épilepsie ne concerne que certaines formes d'épilepsie. Une prédisposition à l'épilepsie peut se transmettre d'une génération à l'autre mais cela ne signifie cependant pas que l'enfant d'un parent épileptique sera automatiquement atteint d'épilepsie.
Oui, il y a beaucoup de crises d'aspects différents. Cela dépend de la zone du cerveau où se développe la crise.
En cas de crise généralisée, c'est l'entièreté du cerveau qui est concernée. Voici quelques exemples :
Aussi appelée « grand mat ». C'est la plus connue, la plus spectaculaire, mais pas la plus fréquente. Cette crise va de pair avec une brusque perte de connaissance. La personne tombe, son corps se raidit puis se détend. Tout le corps est ensuite agité par des mouvements saccadés incontrôlés. La crise peut s'accompagner de perte d'urine et/ou de morsure de la langue.
Elle ne dure que 2 à 3 minutes mais est souvent suivie d'un sommeil profond.
Cette forme de crise est fréquente. La personne présente une courte perte de conscience, pendant laquelle elle est « absente ». Souvent, le seul signe visible d'une absence est un air rêveur, parfois accompagné d'un clignement des yeux. Il y a rarement chute lors de ce type de crise.
En cas de crise partielle, c'est une partie du cerveau qui fonctionne mal :
Seule une petite partie du cerveau présente une activité anormale (par exemple : celle qui commande les mouvements de la main, du bras, de la jambe) et la personne reste consciente.
Une partie plus étendue du cerveau fonctionne mal. La conscience est plus ou moins perturbée.
Les signes extérieurs sont très variés : confusion, gestes automatiques comme mâchonner, déglutir, chipoter ses vêtements, se déplacer..
En général, la crise cesse après quelques minutes. Ensuite, la personne est fatiguée, perdue ou retrouve rapidement son état antérieur.
Tout d'abord : garder son sang-froid ! Il n'y a aucun moyen d'arrêter le déroulement d'une crise.
Il faut donc :
Bon nombre de crises ne nécessitent pas d'intervention particulière. Si nécessaire, éloignez la personne en douceur d'une situation dangereuse (présence de couteaux, appareils électriques dangereux, etc). Après la crise, rassurez la victime. S'il s'agit d'une première crise, un avis médical est indispensable. Il permettra notamment de confirmer qu'il s'agit bien d'une crise d'épilepsie et non d'une autre pathologie aux symptômes similaires.
Beaucoup de personnes épileptiques portent un insigne, un médaillon SOS, ou ont dans leur portefeuille une carte rose précisant la conduite à tenir en cas de crise.
L'épilepsie par elle-même n'est pas mortelle. Mais la situation dans laquelle se trouve la personne lors d'une crise peut s'avérer dangereuse (exemple : se noyer dans son bain).
Les examens comprennent :
Dans environ 70% des cas, les médicaments empêchent la survenue des crises. Ces médicaments ne guérissent pas vraiment l'épilepsie. Après une période de 3 à 5 ans sans crise, on peut - dans certains cas - envisager avec l'accord du neurologue de réduire progressivement la médication.
> Parmi ces personnes, un certain nombre n'auront plus de crise après l'arrêt total de la médication.
> Environ 30% des personnes font encore des crises malgré la prise régulière de médicaments.
> Dans quelques cas, une intervention chirurgicale peut être envisagée.
> Une bonne hygiène de vie, une information adéquate et avoir la possibilité de parler de son épilepsie sont des éléments importants.
Pour de plus amples informations : Association Epilepsie-France
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