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Conseils : Epilepsie

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Avec l'aimable collaboration de la Ligue francophone belge contre l'Épilepsie.

Une crise d'épilepsie est l'expression d'un trouble momentané de l'activité électrique des cellules nerveuses du cerveau. Ce trouble est soit généralisé, soit local. Une « épilepsie » est définie par la survenue répétée de crises d'épilepsie. 

Au moment de la crise, le cerveau ne peut plus fonctionner correctement. Entre les crises en revanche, le cerveau fonctionne normalement dans la majorité des cas.

Au sommaire :

Y a-t-il beaucoup de personnes épileptiques ? 

  • L'épilepsie touche environ 50 millions de personne dans le monde. 
  • On évalue autour de 500 000 le nombre d'épileptiques en France. La moitié d'entre eux ont moins de 20 ans.
  • Elle débute souvent pendant l'enfance, mais peut apparaître à n'importe quel âge. 

L'épilepsie touche les personnes sans distinction de sexe, d'âge, d'intelligence, de milieu social ou de race. N'importe qui peut développer une épilepsie et il a été établi que 5 % de la population peut faire une crise d'épilepsie à tout moment.

Quelles sont les causes de l'épilepsie ? 

On ne parvient pas toujours à déterminer la cause de l'épilepsie. On parle alors d'épilepsies idiopathiques

Beaucoup d'épilepsies sont causées par des lésions cérébrales survenues par exemple suite à un accident de la route, un trouble vasculaire, une naissance difficile... Il s'agit d'épilepsies symptomatiques

L'épilepsie est-elle héréditaire ? 

Le caractère héréditaire de l'épilepsie ne concerne que certaines formes d'épilepsie. Une prédisposition à l'épilepsie peut se transmettre d'une génération à l'autre mais cela ne signifie cependant pas que l'enfant d'un parent épileptique sera automatiquement atteint d'épilepsie. 

Y a-t-il différentes formes de crises d'épilepsie ? 

Oui, il y a beaucoup de crises d'aspects différents. Cela dépend de la zone du cerveau où se développe la crise. 

En cas de crise généralisée, c'est l'entièreté du cerveau qui est concernée. Voici quelques exemples : 

La crise tonico-clonique

Aussi appelée « grand mat ». C'est la plus connue, la plus spectaculaire, mais pas la plus fréquente. Cette crise va de pair avec une brusque perte de connaissance. La personne tombe, son corps se raidit puis se détend. Tout le corps est ensuite agité par des mouvements saccadés incontrôlés. La crise peut s'accompagner de perte d'urine et/ou de morsure de la langue. 

Elle ne dure que 2 à 3 minutes mais est souvent suivie d'un sommeil profond. 

L'absence

Cette forme de crise est fréquente. La personne présente une courte perte de conscience, pendant laquelle elle est « absente ». Souvent, le seul signe visible d'une absence est un air rêveur, parfois accompagné d'un clignement des yeux. Il y a rarement chute lors de ce type de crise.

En cas de crise partielle, c'est une partie du cerveau qui fonctionne mal :

La crise partielle simple

Seule une petite partie du cerveau présente une activité anormale (par exemple : celle qui commande les mouvements de la main, du bras, de la jambe) et la personne reste consciente. 

La crise partielle complexe

Une partie plus étendue du cerveau fonctionne mal. La conscience est plus ou moins perturbée. 

Les signes extérieurs sont très variés : confusion, gestes automatiques comme mâchonner, déglutir, chipoter ses vêtements, se déplacer.. 

En général, la crise cesse après quelques minutes. Ensuite, la personne est fatiguée, perdue ou retrouve rapidement son état antérieur. 

Que doit-on faire lorsque l'on est témoin d'une crise ? 

Tout d'abord : garder son sang-froid ! Il n'y a aucun moyen d'arrêter le déroulement d'une crise. 

Il faut donc :

  • éviter que la personne se blesse
  • ne rien lui mettre dans la bouche
  • surtout ne pas lui donner à boire avant qu'elle n'ait entièrement repris conscience 
  • tourner la personne sur le côté 

Bon nombre de crises ne nécessitent pas d'intervention particulière. Si nécessaire, éloignez la personne en douceur d'une situation dangereuse (présence de couteaux, appareils électriques dangereux, etc). Après la crise, rassurez la victime. S'il s'agit d'une première crise, un avis médical est indispensable. Il permettra notamment de confirmer qu'il s'agit bien d'une crise d'épilepsie et non d'une autre pathologie aux symptômes similaires. 

Beaucoup de personnes épileptiques portent un insigne, un médaillon SOS, ou ont dans leur portefeuille une carte rose précisant la conduite à tenir en cas de crise. 

L'épilepsie peut-elle être mortelle ? 

L'épilepsie par elle-même n'est pas mortelle. Mais la situation dans laquelle se trouve la personne lors d'une crise peut s'avérer dangereuse (exemple : se noyer dans son bain). 

Quels examens faut-il faire ? 

Les examens comprennent : 

  • un questionnaire approfondi au sujet du déroulement des crises et sur le passé médical 
  • un examen neurologique complet 
  • un étectroencéphalogramme (E.E.G.) 
  • des examens du cerveau par un radiologue : un scanner ou une résonance magnétique (IRM) 

Peut-on guérir de l'épilepsie ? 

Dans environ 70% des cas, les médicaments empêchent la survenue des crises. Ces médicaments ne guérissent pas vraiment l'épilepsie. Après une période de 3 à 5 ans sans crise, on peut - dans certains cas - envisager avec l'accord du neurologue de réduire progressivement la médication. 

> Parmi ces personnes, un certain nombre n'auront plus de crise après l'arrêt total de la médication. 

> Environ 30% des personnes font encore des crises malgré la prise régulière de médicaments. 

> Dans quelques cas, une intervention chirurgicale peut être envisagée. 

> Une bonne hygiène de vie, une information adéquate et avoir la possibilité de parler de son épilepsie sont des éléments importants. 

Pour de plus amples informations : Association Epilepsie-France


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